Les meilleurs moments de 2020 vus par Les Grenades

Une manifestante pro-avortement en Argentine
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Une manifestante pro-avortement en Argentine - © AFP

Quoi ? Des bonnes nouvelles, en 2020 ? Si, si. Sacrée "pire année de l’histoire" par le Times, cette "annus horribilis" a pourtant aussi eu ses bons moments.

Pour mettre un peu de baume au cœur avant de tourner la page définitivement, voici la sélection de la team Grenades sur les bonnes nouvelles de l'année. 

EN BELGIQUE

L’année avait pourtant bien commencé… En janvier, la députée Écolo au Parlement bruxellois et à la Fédération Wallonie-Bruxelles Margaux de Ré annonçait la mise en place d’une commission Égalité des chances et Droits des femmes au Parlement bruxellois, dont elle assure la présidence aux côtés de la socialiste Leila Agic, vice-présidente. La commission est créée avec l’idée d’un effet contraignant : "Nous allons pouvoir mettre en place des choses qui devront ensuite être prises en compte par le Parlement".

  • Sophie Wilmès, Première femme première ministre de l’histoire du pays

En mars, dans une Belgique en crise politique et sanitaire, Sophie Wilmès devenait la première femme Première ministre… d’un gouvernement d’urgence. En octobre, elle a cédé sa place à Alexander De Croo, pour un autre poste où là aussi elle a brisé le ‘plafond de verre’, devenant la première femme ministre des affaires étrangères du pays.


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  • Des mesures concrètes contre les violences faites aux femmes

En avril a eu lieu, pour la première fois, une conférence interministérielle (CIM) consacrée aux droits des femmes, dans le but, notamment, de mettre en place un dispositif de coordination pour lutter contre les violences faites aux femmes - un phénomène en recrudescence durant les périodes de confinement. Pour la première fois, tou.tes les ministres concerné.es (fédéral, communautés, régions) se sont retrouvé.es pour établir ensemble des priorités et des actions à mener.

Ainsi, trois nouveaux plans se penchant sur la question ont vu le jour cette année. Le plan ‘droits des femmes’ de la Fédération Wallonie Bruxelles, qui se penche également sur des questions de représentativité. Le plan intra-francophone de lutte contre les violences faites aux femmes, qui regroupe la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Cocof et la région wallonne. Enfin, le plan de la région Bruxelles-Capitale contre les violences faites aux femmes.


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Annoncée en juillet, cette commission spéciale de la Chambre sera chargée de se pencher sur le passé colonial de la Belgique. Une ‘initiative unique’ qui disposera d'un an pour mener à bien ses travaux, avec l'aide d'experts belges, congolais, burundais et rwandais.

Ouverte en 2018 à Ixelles, cette structure d’accueil, d’orientation et d’accompagnement en non-mixité a été créé par et pour les femmes par la Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés. À la suite de l’expiration du contrat d’occupation en janvier, l’espace était menacé de disparition. Mais grâce à une forte mobilisation, publique, politique et privée, la Sister’s House a ouvert dans un nouveau lieu depuis octobre dernier.

En septembre, la ville de Bruxelles se dotait d'un plan d'action LGBTQI+ pour lutter contre les discriminations. Établi en concertation avec les associations locales concernées (comme Tels Quels, L-Tour, Brussels Gay Sport, Rainbow Ambassadors ou Rainbow Cops), le plan vise "à favoriser l'acceptation de la différence, d'augmenter la visibilité et le bien-être des membres de la communauté et ce pour que chacun puisse développer son potentiel et se sentir en sécurité en étant respecté et en accord avec son identité propre." Il est consultable en version PDF sur le site de la ville de Bruxelles.


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  • La solidarité lors des confinements 

Dans la foulée du premier confinement, dans la panique ambiante, une flopée d’organisations et groupes solidaires ont fleuri sur les réseaux sociaux, pour combler les besoins de première nécessité et venir en aide aux personnes isolées. Des initiatives derrière lesquelles on a souvent trouvé des femmes – comme les Badass Solidaires, et qui a mené à se questionner sur la dimension genrée de ce qu’on appelle le travail du ‘care’.

  • L’émergence des mouvements de colleuses féministes

La Fronde, Laisse les filles tranquilles en passant par Collages Féministes Bxl ou La Barbe Liège : dans le sillage des colleuses françaises, les initiatives belges de collages féministes ont fleuri dans les rues du pays. ‘Violeur, à ton tour d’avoir peur’, ‘Quand je sors je veux être libre, pas courageuse’ ou encore ‘Dans 5 fémincides c’est Noël’ : des messages virulents pour dénoncer l’inaction des politiques, visibiliser les violences, et réinvestir l’espace public.

Partant du constat que seulement 6% des rues bruxelloises sont nommées d’après des femmes, l’association Open Knowledge Belgium et la collective féministe Noms Peut-Être ont uni leurs forces pour créer Equal Street Names Brussels. Leur but ?

Visibiliser les discriminations grâce à la technologie, pour favoriser le changement social. L’initiative inclut par ailleurs des ateliers mensuels, afin de créer une liste de suggestions de noms représentatifs de la diversité de la Région Bruxelloise. 

  • La réforme du système d'intégration des enfants à besoins spécifiques

En cette fin d'année, la ministre de l’Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir (PS), annonçait des changements dans l'accueil des enfants à besoins spécifiques. Plus de 11.000 élèves scolarisé.es dans l’enseignement ordinaire ont ce qu’on appelle des “besoins spécifiques" : troubles de l’attention, dyslexie, dyscalculie, handicap. 

Dès la prochaine rentrée, des pôles territoriaux composés d’équipes pluridisciplinaires (enseignant.es, éducateurs et éducatrices, logopèdes, kinés…) seront mis en place partout à Bruxelles et en Wallonie afin d’améliorer l’accompagnement de ces élèves à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire.

Les Grenades sèment leurs graines et font des petit.es ! Depuis le mois de novembre, la capsule mensuelle des Grenadin.es, donne la parole aux enfants sur des sujets de société. Un projet avec la participation du Délégué général aux droits de l’enfant. Le premier épisode, consacré à l’environnement, donnait la parole à Alice et Doha. Le deuxième aborde avec Anastasia et Mohamad la question de la migration.


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Les Grenades-RTBF est un projet soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui propose des contenus d’actualité sous un prisme genre et féministe. Le projet a pour ambition de donner plus de voix aux femmes, sous-représentées dans les médias.

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