Les 10 articles les plus lus en 2020 sur Les Grenades

L'actrice Adèle Haenel à la cérémonie des Césars 2020
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L'actrice Adèle Haenel à la cérémonie des Césars 2020 - © Tous droits réservés

Le compte à rebours final s’est enclenché pour l’année 2020, c’est l’occasion de regarder dans le rétro : qu’est-ce qui vous a intéressé.es cette année sur Les Grenades ?

Sans surprise, certains articles liés au coronavirus et au confinement ont une place dans ce top 10. D’autres sujets également, comme les violences policières ou “la cérémonie de la honte” aux Césars. Voici quelques moments importants de l’année écoulée.

La chronique de Safia Kessas revient sur la mort d’Adil, percuté à pleine vitesse par un véhicule de police qui venait en contresens. 

Citation d’un policier dans un rapport Amnesty sur la question du contrôle au faciès : "Si on passe dans une rue commerciale et qu’on voit une vieille dame de 80 ans faire du lèche-vitrines, on ne va pas y prêter attention. Si c’est un Marocain de 17 ans qui porte une casquette et qui a l’air nerveux, on va le contrôler. Peut-être qu’il a rendez-vous avec sa copine et que ça le stresse, ou alors il se prépare à braquer le magasin". 

Depuis le confinement, fini l’école, fini le centre de jour, fini les logopèdes, fini les kinés, fini les amis, fini les sorties. Bref, fini toutes ces routines qui permettaient de rassurer ces enfants si particuliers pour lesquels le moindre imprévu est synonyme de cataclysme.

C’est donc en "mode survie" que ces mamans vivent leur confinement. Isolées et sans aucune aide, il leur arrive de craquer, de pleurer, de crier. Mais pas le temps (ni le droit) de s’apitoyer sur leur sort, elles doivent avancer.


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Le vendredi 28 février 2020, lors de la cérémonie des Césars, Roman Polanski était récompensé de la "Meilleure Réalisation" pour son film "J'accuse": une statuette qui met tout particulièrement l'accent sur le réalisateur, accusé de viols par plusieurs femmes.

Moment de basculement pour le cinéma français, et le cinéma en général : après l'annonce de la récompense de Polanski, l'actrice Adèle Haenel a été la première à quitter la salle, suivie par d'autres. On a pu lire sur ses lèvres : "Quelle honte !". C’est l’une des images féministes fortes de 2020, et le slogan “On se lève et on se barre” étant depuis réutilisé à de nombreuses reprises, il s'agit du titre d'un texte de l'autrice de Virginie Despentes écrit en soutien à Adèle Haenel.


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Une proposition de loi modifiant le Code civil en vue d’instaurer une protection juridique prénatale a été déposée cette année au Parlement fédéral par Valerie Van Peel (N-VA) et John Crombez (SP.a). Cette loi contient un article unique qui dispose que "l’enfant dont une femme est enceinte est présumé déjà né chaque fois que son intérêt l’exige (…). Cette présomption s’éteint si l’enfant ne naît pas vivant."

Une phrase qui fait craindre une atteinte au droit à l’avortement mais pas seulement. Affirmer dans le Code civil, de façon générale et sans aucune balise, qu’un fœtus est réputé être un enfant né "chaque fois que son intérêt l’exige", fait primer de façon totale les droits du fœtus sur ceux de la femme qui le porte.

Les femmes, en première ligne sur le front du coronavirus, n’échappent pas au sexisme qui se répand presqu’aussi vite que le virus. Sur les réseaux sociaux, les blagues sexistes pullulent. Quant aux magazines féminins, ils multiplient les diktats esthétiques. Une femme doit rester à son avantage en toutes circonstances.

Avec le coronavirus, on pensait qu’on nous ficherait un peu la paix avec notre apparence. Qu’on lèverait le pied avec ces injonctions. Mais, apparemment, même confinée, une femme se doit de rester séduisante.

Eté 2020, Bruxelles, Bois de la Cambre. La chaleur est étouffante.

Sans grande surprise, de nombreux hommes sont affalés torse nu sur l’herbe, d'une manière complètement décomplexée. Je baisse alors le regard sur mes propres seins, que j’ai enfermés pour la première fois depuis des mois dans un soutien-gorge couleur chair, et ne peux m’empêcher de penser : que se passerait-il si moi aussi, je me mettais torse nu ? Facile ! me direz-vous : on crierait à l'indécence, on s'insurgeait d’un tel outrage public aux bonnes mœurs et que sais-je, on m’arrêterait peut-être même sous ce dernier argument, sans même parler de la censure sur Facebook et d'autres réseaux sociaux”, écrit notre chroniqueuse Manon Brulard.

La philosophe a répondu aux question de la journaliste Audrey Vanbrabant à l’occasion de la sortie de son troisième livre, Le Panache de l’escargot. Pour ce troisième volume, Pascale Seys réussit une nouvelle fois à rendre la philosophie accessible et à nous donner envie de prendre le temps. Celui de se poser, d’observer, de réfléchir.

Et la femme de radio a l’habitude de l’exercice. Chaque semaine, la docteure en philosophie ravit les auditeurs et auditrices de Musiq3 de ses chroniques Un P’tit shoot de philo. Des capsules toujours partagées des dizaines de milliers de fois. Preuve s’il en fallait que la philosophie parle à tout le monde quand elle est démystifiée.

Dès le début du confinement, Les Grenades ont donné la parole à des associations qui luttent contre les violences faites aux femmes. Elles prévoyaient une augmentation de ces violences car la Chine, l’Italie et la France avaient tiré la sonnette d’alarme à ce sujet.

Et cela a également été le cas en Belgique. “Avec le confinement, le conjoint dominant va pouvoir être plus présent dans la vie des femmes, donc le harcèlement et la surveillance le seront aussi. Bien souvent, le travail du conjoint et les moments où il part à l’extérieur sont des périodes où les femmes violentées peuvent souffler. Ce sont des moments de petites libertés”, souligne Josiane Coruzzi, directrice de l'asbl Solidarité femmes et refuge pour femmes battues.

Début janvier, Les Grenades récoltaient le témoignage d’Alice, qui a porté plainte contre la police à cause de la manière dont elle a été reçue après qu’un homme l’ait violée. Un témoignage important qui illustre l’importance de la formation des premières lignes contre les violences faites aux femmes.


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Maëlle est décédée au début de cette année à cause de son tampon, un choc toxique pas repéré tout de suite par les soignant.es autour d’elle. Les Grenades abordaient la problématique des biais de genre en médecine dans un article consacré à son histoire.

Si vous souhaitez contacter l’équipe des Grenades, vous pouvez envoyer un mail à lesgrenades@rtbf.be.

Les Grenades-RTBF est un projet soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui propose des contenus d’actualité sous un prisme genre et féministe. Le projet a pour ambition de donner plus de voix aux femmes, sous-représentées dans les médias.

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