Le gouvernement bruxellois adopte un plan de lutte contre les violences faites aux femmes

Ce premier plan est porté par Nawal Ben Hamou (PS), secrétaire d’État à l’Égalité des Chances
Ce premier plan est porté par Nawal Ben Hamou (PS), secrétaire d’État à l’Égalité des Chances - © Belga

Le gouvernement bruxellois a annoncé jeudi l'adoption de son premier plan régional de lutte contre les violences faites aux femmes. Porté par la secrétaire d'État à l'Égalité des Chances Nawal Ben Hamou (PS), cheville ouvrière de la démarche, mais aussi par l'ensemble des membres du gouvernement, il se décline en 56 actions touchant à la plupart des compétences régionales.

Création d'un nouveau refuge

La création d'un nouveau refuge pour les femmes victimes de violences, de 50 lits maximum, est annoncé; il devrait être créé en 2023. Le plan prévoit également la création d’une cellule spécifique dédiée aux violences intrafamiliales et sexuelles dans les commissariats des six zones de police de la capitale. La STIB jouera aussi un rôle important car le harcèlement sexuel dans les transports est fréquemment dénoncé par des utilisatrices. Certaines mesures concernent plus spécifiquement l'espace public.


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Ces diverses actions sont destinées à améliorer l'accueil, la protection et l'accompagnement des victimes, la prévention, la formation des acteurs de la prévention, de la sécurité, mais aussi de l'urbanisme et de la mobilité.

Le plan a fait l'objet d'une concertation avec le secteur associatif et notamment avec le Conseil bruxellois de l'égalité entre les femmes et les hommes. Celui-ci sera étroitement associé à l'évaluation promise à mi-parcours, dans deux ans, au sein de la commission de l'Égalité des chances et des Droits des femmes du parlement régional. Chaque ministre y exposera son bilan intermédiaire.

Toutes les mesures sont planifiées, budgétées et assorties d'indicateurs de suivi.

86% de harcèlement sexuel à Bruxelles

La Région bruxelloise n'est pas épargnée par le phénomène de la violence à l'égard des femmes. Selon une étude menée en 2016-2017 par equal.brussels, le service de l'égalité des chances de la Région-capitale, dans la capitale, plus de la moitié des femmes subissent au moins une forme de violence de la part de leur partenaire au cours de leur vie. Ce taux atteint 86% pour le harcèlement sexuel et 17% pour le harcèlement obsessionnel (stalking). Un tiers des victimes en subissent encore les conséquences actuellement, même lorsque les faits se sont produits des années auparavant.

Campagne contre la hausse des violences dans le cadre familial, dans notre journal télévisé du 29 avril:

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