La fin d'un périple fou : 13.000 km à vélo ! 

Après avoir traversé des déserts et gravi des montagnes, après avoir rencontré des centaines de personnes aux croyances et cultures différentes, après avoir pédalé 13.000 km depuis la Grand Place de Bruxelles…, nous sommes arrivés à Tokyo ! Après plus de dix mois de voyage, c’est entre excitation et appréhension que nous rentrons en Belgique. 

Je retiendrai à jamais la sororité des femmes du monde qui, malgré les différences qui nous séparaient, me transmettaient leur amour en mettant leur main sur mon épaule

Un tel voyage n’aurait pas été possible sans la bienveillance des personnes rencontrées  

À vélo, rien ne vous sépare de l’environnement dans lequel vous vous trouvez. Vous sentez alors tous les éléments de la terre et du ciel : le soleil qui vous caresse, la pluie qui s’abat sur vous ou le vent qui souffle dans vos oreilles. Cette vulnérabilité offre au voyage ce qu’il a de plus beau : les rencontres. Hildegard, l’allemande qui fait le tour du monde à vélo à 65 ans ; Ana, l’iranienne qui a veillé sur nous ; Lena, l'irakienne qui nous a recueillis sur le côté de la route quand nous n’avions plus d’énergie ; les groupes d’enfants qui criaient “Hello !” au Tadjikistan et tou.te.s ces inconnu.e.s qui nous ont offert un sourire, un encouragement, un morceau de pastèque ou un thé brûlant.  

Je retiendrai à jamais la sororité des femmes du monde qui, malgré les différences qui nous séparaient, me transmettaient leur amour en mettant leur main sur mon épaule, en me serrant dans leurs bras ou en faisant en sorte que je me sente chez moi. C’est ça, les voyages à vélo, réaliser à quel point le monde peut être bon et profondément humain.  


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Retour à la vie sédentaire 

Ce qui était initialement extraordinaire est pour nous devenu ordinaire : défaire et refaire nos sacs, remonter sur nos vélos, cuisiner dans la nature ou trouver un endroit où dormir.  

Au fil des mois, être sur la route est devenu notre zone de confort, là où nous nous sentions nous-mêmes. Bientôt cette zone de confort changera, le temps reprenant sa forme et les jours récupérant leurs noms. Les regards curieux se transformeront en regards impassibles des passant.e.s des rues de Bruxelles. Les kilomètres roulés le long des rivières se modifieront aux kilomètres à parcourir en ville jusqu’à une prochaine réunion, la tête enfoncée dans une grosse écharpe. Comme à chaque nouveau pays traversé, il faudra se réhabituer.   

Continuer à voir l’ordinaire d’un oeil extraordinaire  

Ce qui est fou, après autant de temps, est la capacité que vous pouvez développer à voir l’ordinaire en quelque chose d’extraordinaire. Revenir à Bruxelles nous a, par exemple, donné des frissons car la parcourir est un voyage en soi. Ville aux mille cultures et aux mille visages, elle invite votre curiosité à rester éveillée. Voilà, c’est décidé, je repars en voyage ! Mais, cette fois-ci, je pars à … Bruxelles !   

 

 

 

 

 

 

 

 

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