Kenza Isnasni: "L'attaque islamophobe de Christchurch n'est pas un acte isolé"

Ils sont venus en nombre à l'ambassade de Nouvelle-Zélande. Ils se sont déplacés pour déposer des gerbes de fleur ou laisser une note en hommage aux victimes de l'attentat raciste contre deux mosquées perpétré à Christchurch. Kenza Isnasni, toujours sous le choc, est venue témoigner son soutien. Si l'attaque l'a particulièrement bouleversée, c'est parce qu'elle fait écho à sa propre histoire. Le 7 mai 2002, à Bruxelles, ses parents ont été assassinés par Hendrik Vyt, un voisin ouvertement raciste, sympathisant des partis d'extrême droite. Kenza avait 18 ans.

J'ai compris qu'il fallait que je fasse entendre ma voix et témoigner. J'en ai fait ma mission.


Depuis ce jour, elle mène une lutte quotidienne contre le racisme. Elle se fait violence pour continuer à témoigner et à raconter son histoire. Chaque acte islamophobe est une blessure qui s'inscrit dans sa chair. Elle souhaite que chacun prenne ses responsabilités et dénonce l'islamophobie, personnalités politiques comme citoyens. Elle tient enfin à rappeler que racisme et discrimination sont des maux qu'il ne faut pas traiter qu'épisodiquement, à mesure des crimes xénophobes.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK