De Sarajevo à Sarajevo: épisode 9 - Les Grimsby Chums

Coquelicot
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Coquelicot - © Martine Cornil

Le tracé des interminables tranchées si emblématiques de la Grande guerre nous est bien connu. Et souvent, pour qui se veut un peu attentif, il transparaît encore dans le paysage, un siècle plus tard. Comme à Loos-en-Gohelle, aux portes de Lens.

Le tracé des interminables tranchées si emblématiques de la Grande guerre nous est bien connu.

Et souvent, pour qui se veut un peu attentif, il transparaît encore dans le paysage, un siècle plus tard. Comme à Loos-en-Gohelle, aux portes de Lens.

Entre les nouveaux lotissements, sous les routes tracées depuis un siècle, les lignes d’autrefois ont laissé de multiples vestiges. Mais si le promeneur peut y laisser vagabonder son imagination, l’archéologue, lui, y cherche des réponses à des questions qui restent ouvertes. Quel état d’esprit régnait dans ces boyaux insalubres, au milieu de la mort et de la douleur omniprésente ?

C’est ce que tente de reconstituer l’archéologue arrageois Alain Jacques.

Entre Loos et Arras, les vestiges ne manquent pas.

Une tombe collective retrouvée aux alentours d’Arras, et identifiée comme contenant les restes de soldats du régiment britannique du Lincolnshire, livre des clefs de compréhension.

 

20 victimes de la Grande guerre, tombées en 1917, y sont inhumées côte à côte, avec un soin qui témoigne de l’esprit de camaraderie animant ces soldats. Ils étaient presque tous volontaires et provenaient de la même petite ville au Nord de l’Angleterre : Grimsby.

D’où leur nom : les "Grimsby Chums", les "potes de Grimsby".

 

 

 

 

C’est ici que l’archéologie donne toute sa mesure : l’étude approfondie des restes humains fait "parler" ces défunts.

Elle révèle les liens de camaraderie, parfois de parenté, qui les unissait entre eux et aux survivants.

 

L’archéologie de la Grande guerre est certes moins spectaculaire que celle de l’Egypte ancienne, mais tout aussi nécessaire pour dresser le portrait d’une époque, au-delà des témoignages écrits ou directs souvent altérés par le temps et l’émotion.

La tombe des " Grimsby Chums " permet de se replonger dans l’univers mental de nos aïeux.

Un univers mental qui, à bien des égards, nous paraît aujourd’hui si éloigné.

Un univers mentalhonneur et déshonneur occupaient une place de premier ordre.

 

L'explication en image de la tombe des Grimsby Chums

Patrice Hardy

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