De Sarajevo à Sarajevo: épisode 16 - Ka hoki mai ano

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coquelicot - © Martine Cornil

25 avril 2014. A Polygone Wood, non loin d’Ypres. Cet ancien champ de tir de l’armée belge fut transformé en cimetière militaire du Commonwealth, dédié plus particulièrement aux victimes australiennes et néozélandaises de 14-18.

Ce 25 avril est la date anniversaire du débarquement de Gallipoli, en 1915.

Des troupes australiennes et néo-zélandaises étaient parties à l’assaut de la presqu’île turque bordant le détroit des Dardanelles.

Une bataille de dix mois, particulièrement cruelle, qui marqua à jamais les esprits de ces deux jeunes nations.

Presqu’autant que la bataille de Passchendaele, en 1917. Chaque année, les descendants des combattants y viennent en nombre.

Venant parfois des Antipodes, comme ces militaires maoris venus tout droit de Nouvelle Zélande.

Plus ou sud d’Ypres, près de Commines-Warneton, petite ville de Messines fut entièrement détruite entre 1914 et 1918.

Pour la petite histoire, c’est là, dans la crypte toujours conservée de l’église et transformée en poste de secours, que l’estafette Adolf Hitler, blessé, aurait été soigné en 1915.

Mais c’est en 1917 que Messines entre dans la grande histoire, avec le sacrifice, dans la boue des Flandres, des troupes australiennes et néo-zélandaises.

Un monument, une carte et, depuis peu, un petit musée, rappellent le sacrifice de ces dernières, surnommées affectueusement les " kiwis ".

Écoutez des Néo-Zélandais venus spécialement pour l'Anzac Day en avril 2014.

Les offensives de 1917 comptent parmi les plus cruelles de la Grande guerre.

Si Verdun est le symbole de la résistance française en 1916, Pascchendaele et ses environs résument toute la Grande Guerre pour les Australiens et plus encore les Néo-Zélandais.

Martin O’Connor s’est passionné pour l’histoire de ces soldats venus du bout du monde. Une passion qui est aussi une manière d’hommage.

Écoutez Martin O’Connor

Les visiteurs néo-zélandais venus sur les traces de leurs ancêtres combattants de la grande guerre se rendent tous sur la tombe de David Gallagher, un champion de rugby, engagé volontaire et mort au combat en octobre 1917.

Parmi ces visiteurs, des maoris qui exécutent un Haka à la mémoire du sportif.

Image saisissante, au creux de la campagne flamande, d’un conflit sans frontières.

Patrice Hardy

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