Angela Merkel et François Hollande commémorent la bataille de Verdun

Le mémorial de Verdun pour la guerre 14-18
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Le mémorial de Verdun pour la guerre 14-18 - © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN - AFP

Ce dimanche a lieu la commémoration de la bataille de Verdun. Une bataille qui aura duré près de 10 mois, où 300 000 soldats français et allemands sont tombés, et plus de 400 000 d'entre eux ont été blessés.

Lors d'une commémoration en 1984, François Mitterrand avait pris la main du chancelier Helmut Kohl, pour une image restée depuis dans les livres d’Histoire.

Merkel, premier dirigeant allemand reçu à la mairie de Verdun

Aujourd’hui pour la première fois, un dirigeant allemand, en l’occurrence Angela Merkel, sera reçue à la mairie de Verdun, et une plaque signalera que gisent dans ces terres les ossements mélangés des soldats français et allemands.

Pour Mme Merkel, qui a qualifié son invitation à Verdun de signe de "grande confiance", il "ne fait aucun doute" que l'Europe est confrontée à des tâches difficiles. Mais l'Europe a "également fait et réussi beaucoup de choses", a ajouté la chancelière, saluant la capacité franco-allemande à "trouver des compromis".

Avec le chef d'Etat français François Hollande, elle a visité ce matin le cimetière allemand de Consenvoye.  Après une visite au mémorial de Verdun rénové, où ils seront rejoints par les présidents de la Commission européenne et du Parlement européen Jean-Claude Juncker et Martin Schulz, l'acmé des célébrations sera l'entrée du président et de la chancelière, accompagnés chacun d'une jeune fille, dans l'immense nef de l'ossuaire de Douaumont.

Un lieu hautement symbolique, puisque c'est là que reposent les dépouilles des 130 000 soldats allemands et français qui n'ont pu être identifiés.

Hollande et "l'espoir européen"

Mais en cette journée, il faudra plus que des images, a prévenu François Hollande. Le chef de l’Etat français compte insister dans son discours sur l’espoir européen, espoir symbolisés par la présence de 4000 jeunes, français et allemand. Espoir aussi face aux périls qui menacent l’Europe: montée des populismes, du terrorisme, crise des migrants, dislocation...

François Hollande, tout comme Angela Merkel, devraient d’ailleurs faire allusion à leur opposition au Brexit, à moins d’un mois du référendum britannique, pour ou contre l’appartenance à l’union européenne.

100 après cette terrible bataille, le message que veulent faire passer les deux dirigeants est clair : la paix en Europe n’a rien d’une évidence, elle est au contraire un bien précieux. Et fragile.

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