Christine Defraigne sur le scandale Nethys : "Répugnant, dégueulasse, ce sont des attitudes de truands"

Première échevine de la ville de Liège, ancienne présidente du Sénat et candidate malheureuse à la présidentielle du MR, Christine Defraigne est l’invitée du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 16 novembre sur La Première et ce dimanche 17 novembre sur La Trois. Au menu : les indemnités reçues par Stéphane Moreau et le management de Nethys, la présidentielle du mouvement réformateur, l’incendie d’un centre de demandeurs d’asile à Bilzen

"Répugnant, dégueulasse". Pour Christine Defraigne, les pratiques du management de Nethys sont "des attitudes de truands". Pour le principe. Elle s’offusque : "Il était prévu de diminuer leurs rémunérations et ils trouvent une entourloupe pour toucher des indemnités de rétentions. Le terme est extraordinaire, d’où sort-il ?"

Liège partie civile?

La Région wallonne l’a confirmé, elle se constituera partie civile dans ce dossier. Qu’en est-il de la ville de Liège ? Pour la première échevine de la ville, il faudrait en faire de même : "Je pense que la province de Liège, la ville de Liège mais les autres communes aussi, toutes celles qui sont actionnaires devraient se porter partie civile. Cela doit normalement se faire via Enodia, qui représente l’ensemble des communes". Au collège de la ville d’en débattre, à présent.

Au cours de son interview, pas une fois n’est cité le nom de Daniel Bacquelaine, pourtant souvent évoqué dans ce dossier. Il fait en effet partie parmi tant d’autres des potentielles "mains invisibles" liées au scandale. Est-il impliqué? "Qu’est-ce que j’en sais !", s’insurge la libérale. "Je voudrais le savoir autant que vous. J’aimerais que tout le monde se mette un jour autour de la table pour savoir qui a fait quoi. Je cherche la vérité tout autant que les Liégeoises et Liégeois abasourdis par la situation. Que chacun apporte sa pierre à l’édifice pour connaître la vérité. On a le droit de savoir maintenant".

En politique, rien n’arrive par hasard

Christine Defraigne est également amenée à commenter l’actualité de son parti, en plein "entre deux tours" des élections présidentielles du MR. Candidate malheureuse, elle termine troisième avec 1.899 voix (soit 14,01% des votes exprimés). Pour elle, il n’y a pas de hasard, les candidatures de Philippe Goffin et de Clémentine Barzin ont été téléguidées pour l’empêcher de gagner : "En politique, rien n’arrive par hasard… Les Romains le disaient déjà : diviser pour mieux régner".

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