Le Scan: le business des visites touristiques gratuites

Le Scan : le business des visites touristiques gratuites
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Le Scan : le business des visites touristiques gratuites - © Tous droits réservés

Parapluies rouges, bleus, oranges ou noirs. Dans les villes touristiques d'Europe, les tours gratuits cartonnent. Vous avez dit "gratuits" ? Pas vraiment.  

Le Scan a arpenté les rues de la capitale dans plusieurs "free tours". Premier problème : avant le début de la visite, les guides précisent plusieurs fois qu'il s'agit plutôt d'un paiement libre. Notre guide avoue recevoir jusqu'à 150€. Une autre en a même fait son emploi à temps plein. 

Comment sont-ils payés ? Uniquement grâce aux pourboires. Ils travaillent pour des sociétés bien structurées (ASBL ou SPRL) à qui ils rétrocèdent une partie des pourboires. Mais où va cet argent une fois sorti de la poche des touristes ? Du côté des sociétés de "free tour", on assure que tout est déclaré. "On tient une comptabilité claire", témoigne Gabriel Bravo, responsable de Bravo Discovery. Et si le guide décide de tricher ? "C'est un problème", admet-il.  

Argent noir?

Le Scan a retrouvé une ancienne guide, qui préfère garder l'anonymat. Elle a travaillé plusieurs mois dans les tours gratuits. "Même s'il y avait certainement plus d'argent noir auparavant, il y en a encore, aujourd'hui. La moitié de ce que reçoivent les sociétés n'est pas déclaré". 

En Belgique, la profession de guide n'est pas protégé. Tout le monde peut se prétendre professionnel et faire visiter une ville. "Nous militons pour obtenir un accès à la profession", témoigne Sophie Le Grand, vice-présidente de la fédération des associations de guides, en Belgique. "Pour le moment, tout le monde ne joue pas le même jeu. Certains ne semblent clairement pas être en droit. Il faut que la situation évolue".

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