Le Scan : des faux tests négatifs pour le coronavirus disponibles en Belgique ?

Il n’aura fallu qu’une petite dizaine de minutes pour que l’équipe du Scan trouve des vendeurs de faux tests Covid sur les réseaux de communication. Les vendeurs assurent une vente sûre et fiable, et promettent la réception d’un test négatif en 30 minutes dans sa boîte mail. Une infraction tentante, mais les peines encourues le sont beaucoup moins.

Une promesse de résultat négatif

Nombreux sont les faux comptes Snapchat qui vendent de faux tests Covid négatifs ou de fausses attestations de déplacement. Après quelques échanges sur Instagram, un faussaire nous envoie un exemple de faux tests Covid qu’il réalise pour nous convaincre. En échange de 50 euros, le vendeur promet qu’en une trentaine de minutes seulement, notre faux certificat se trouvera dans notre boîte mail. Pour cela, il faudra fournir les données nécessaires à la création du faux certificat, à savoir son nom, son prénom, sa date de naissance et son numéro de passeport.

3 images
De nombreux faux comptes ont été créés sur Snapchat dont l’objectif est la vente de faux tests Covid © RTBF

Des risques encourus très sévères

Sarah Durant, porte-parole du parquet de Bruxelles est claire, le risque n’en vaut pas la chandelle : "Le rédacteur de la fausse attestation ou du faux test Covid peut être poursuivi pour des faits de faux et usage de faux. Des faits punis d’une peine allant d’un mois à cinq ans d’emprisonnement en plus d’une peine d’amende."

L’acheteur risque tout autant que le vendeur puisqu’en donnant ses données pour la fabrication du test, il est considéré comme coauteur du faux et de l’usage du faux. Et ce n’est pas tout : "En fonction de l’utilisation faite de ces documents, il est également possible d’être poursuivi pour des faits d’escroquerie. Des peines allant d’un mois à cinq ans de prison en plus de peines d’amendes allant de 26 euros à 3000 euros."

3 images
Exemple d’un faux certificat négatif © RTBF

La différence entre un vrai et un faux certificat Covid est indécelable

Le certificat PCR est un document délivré par les laboratoires. "Chaque laboratoire à son propre modèle de formulaire. Le but n’était pas de créer un document infalsifiable" dit le porte-parole de la police fédérale, Régis Kalut.

Lors des contrôles, ce n’est pas le papier en tant que tel que le policier ou le douanier va regarder. Le personnel, constitué d’experts, a d’autres critères à prendre en compte. Il va déceler des indices qui lui permettront de savoir s’il se trouve face à un fraudeur. "À ce moment, il ne va pas forcément chercher une faute dans le certificat, mais il va plutôt les scanner et effectuer un contrôle auprès du laboratoire et vérifier les données personnelles du potentiel fraudeur."

3 images
La police ne sait faire la distinction entre un faux et un vrai test PCR © RTBF

La police compte sur la responsabilité citoyenne

La police, le parquet de Bruxelles et le parquet de Halle-Vilvoorde savent que de faux certificats de tests PCR circulent. À Bruxelles, des individus ont déjà été arrêtés pour vente de faux. À l’aéroport, deux personnes ont été arrêtées pour détention de faux. Des poursuites sont d’ailleurs en cours contre l’une d’elles.

Il est donc facile de se procurer de faux tests COVID, mais la police demande aux Belges d’être responsables. Tous les citoyens sont victimes de la crise sanitaire. Si certains se procurent de faux tests Covid, cela ne fera que ralentir l’assouplissement des mesures sanitaires.

De plus, se procurer un faux test Covid coûte plus cher que le test Covid lui-même. Au vu des sanctions prévues, mieux vaut respecter la loi et faire son test PCR dans un laboratoire, comme tous les autres citoyens !

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK