Pourquoi ne doit-on pas dépasser les 2°C ?

Dans le cadre de l'opération "Le Climat et Moi", vous nous avez posé vos questions sur le climat. L'un ou l'une d'entre vous s'est demandé d'où vient le chiffre 2°C comme limitation d'augmentation des températures moyennes du globe ?

C’est l’objectif que les dirigeants avaient fixé lors d’une précédente COP, celle de Copenhague en 2009. C’était finalement le seul résultat obtenu lors de cette conférence, alors que l’on espérait aboutir à un accord global. A l'époque, les Etats se sont engagés à limiter le réchauffement mondial à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Ils se sont fixé cette barre à ne pas dépasser en se basant sur les recommandations du Giec, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, qui estime qu’une augmentation de 2°C était le seuil à ne pas franchir pour que l’humanité s’adapte aux changements.

Conséquences irréversibles

Au-delà de ce seuil, les conséquences seront, selon le Giec, irréversibles. Le climat risque de s’emballer, le dérèglement déjà à l’œuvre de s'accélérer, avec des effets désastreux : fonte des glaciers, hausse du niveau de la mer, érosion des côtes, perte de biodiversité (de 20 à 30%). En outre, les rendements agricoles vont baisser, ce qui compromettrait la sécurité alimentaire de l’humanité.

Du pain sur la planche

Aujourd’hui nous sommes déjà à près d’un degré de hausse. Sans aucune politique climatique, il faut s’attendre à une hausse de plus de 4°C d'ici la fin du siècle. Les promesses faites par les différents pays pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sont importantes pour limiter ce réchauffement (même si les gaz à effet de serre restent plus de 100 ans dans l’atmosphère), mais ces engagements annoncés et actés à la COP21 ne seront pas suffisants pour limiter la hausse globale des températures aux 2 degrés recommandés. Bref, il reste du travail !

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