Orlando: que s'est-il passé lors de la tuerie? Le déroulé des événements

Orlando: que s'est-il passé lors de la tuerie? Le déroulé des événements
Orlando: que s'est-il passé lors de la tuerie? Le déroulé des événements - © BRENDAN SMIALOWSKI - AFP

Le tueur d'Orlando, Omar Mateen, a commencé son équipée sanglante à 02H00 dimanche, après avoir garé sa voiture devant le Pulse, le club gay le plus connu de la ville. Il est prêt à perpétrer le pire attentat que les Etats-Unis ont connu depuis le 11-Septembre.

Le tueur, un Américain d'origine afghane, décrit par son ex-femme comme violent et par son père comme homophobe, entre dans la boîte de nuit armé d'un fusil d'assaut et d'une arme de poing.

- Il commence à tirer. Un policier, qui fait du gardiennage sur son temps libre, est en faction à la boîte de nuit ce soir-là. Il échange des coups de feu avec Mateen "près d'une des entrées" du club, selon le chef de la police de la ville John Mina.

- "Peu de temps après, des policiers supplémentaires arrivent. (Ils) entrent (dans le club) alors que le suspect est en train de tirer, et échangent à nouveau des coups de feu avec (lui). Ils le forcent à arrêter de tirer et à se replier dans les toilettes", où il prend quatre à cinq personnes en otage.

- Christopher Hanson pense d'abord que les coups forts et rythmés qu'il entend font partie de la musique de la soirée qui bat son plein. "Jusqu'à ce qu'on entende beaucoup trop de coups. C'était comme bang, bang, bang". "J'ai juste vu des corps tomber. J'étais au bar pour commander un verre, je suis tombé, j'ai rampé pour sortir. Les gens essayaient de sortir par derrière. Quand je suis arrivé dans la rue, il y avait du monde, du sang partout".

Il n'y avait pas de panneaux lumineux de sortie dans le club donc on ne savait pas quelle porte ouvrir ou où aller

"C'était le chaos", a raconté Janiel Gonzalez à l'AFP. "Les gens hurlaient 'Aidez-moi, Aidez-moi, je ne peux pas bouger'. Et les gens se faisaient écraser. Il n'y avait pas de panneaux lumineux de sortie dans le club donc on ne savait pas quelle porte ouvrir ou où aller".

Un des blessés, Angel Colon Jr, a décrit à son père un agresseur qui "passait devant chaque personne au sol et lui tirait dessus, pour être sûr qu'elle était morte".

- Les forces de l'ordre libèrent déjà à ce moment-là "des dizaines et des dizaines" de personnes du club.

- Le Pulse diffuse à 3 heures un message sur Facebook qui enjoint ses clients à "sortir et à courir".

- Depuis les toilettes, le tueur appelle le numéro d'urgence 911 pour annoncer qu'il a prêté allégeance au groupe jihadiste Etat Islamique.

Des vestes explosives et des explosifs partout

- Il reste ensuite en ligne plusieurs heures avec les policiers négociateurs qui essaient "d'obtenir le plus d'informations possible".

- Omar Mateen est alors "calme". "Quand la situation a semblé stabilisée et le suspect s'était barricadé dans les toilettes, nos négociateurs lui ont parlé et il n'y a pas eu de tirs à ce moment-là", a précisé M. Mina.

- Mais dans une discussion il évoque des "vestes explosives et des explosifs partout" et tient des propos qui font craindre au chef de la police un nouveau massacre.

- Le responsable policier prend alors la décision "difficile" de faire intervenir huit à neuf policiers d'élite Swat (Special Weapons and Tactics), équivalent du Raid en France.

- Les troupes du Swat procèdent alors à une "explosion contrôlée" pour ouvrir une brèche dans le mur des toilettes opposées à celle du tueur, où se trouvent 15 personnes qui avaient précédemment contacté la police.

L'opération a sauvé beaucoup, beaucoup, beaucoup de vies

- Mais l'explosion ne parvient pas à faire tomber le mur. La police utilise alors un véhicule blindé pour le défoncer sur près d'1 mètre de large.

- Le tueur sort par ce trou dans le mur avec ses armes et tire contre les policiers d'élite, qui répliquent et le tuent.

- Une balle du tueur atteint la tête d'un policier. Mais il est sauvé grâce à son casque, qui en garde les stigmates.

- "L'opération a sauvé beaucoup, beaucoup, beaucoup de vies", selon John Mina.

Le carnage, revendiqué par le groupe Etat islamique, fait 49 morts plus le tireur, et 53 blessés.

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