Syrie: bombardements russes et avancée de l'armée près de Palmyre

Des avions de guerre russes au-dessus du ciel de la Syrie
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Des avions de guerre russes au-dessus du ciel de la Syrie - © AFP PHOTO / RUSSIAN DEFENCE MINISTRY

La Russie a mené mardi des raids aériens sur les alentours de la cité antique de Palmyre, dans le désert central de Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Selon cette organisation, "les frappes des hélicoptères et des avions russes ont permis à l'armée du régime d'avancer, et elle se trouve désormais à 4 km au sud et à l'ouest de Palmyre", tenue depuis mai 2015 par le groupe djihadiste État Islamique (EI). Une source de sécurité sur le terrain a affirmé que "l'armée syrienne, grâce aux bombardements de l'aviation et des hélicoptères russes, avait pris le contrôle d'une colline à l'ouest de Palmyre après une violente bataille avec l'EI, et dominait désormais la ville".

Si l'armée syrienne s'empare de Palmyre, joyau antique inscrit au patrimoine de l'humanité, "ce serait une importante victoire, car cela lui ouvrirait la voie vers la frontière irakienne", souligne l'OSDH.

Le vice-ministre russe de la Défense Nikolaï Pankov a prévenu que la Russie poursuivrait ses frappes aériennes contre des "objectifs terroristes" en Syrie malgré le retrait de la majeure partie de son contingent militaire.

"Objectifs terroristes"

La Russie poursuivra ses frappes aériennes contre des "objectifs terroristes" en Syrie malgré le retrait de la majeure partie de son contingent militaire, avait déclaré ce mardi un responsable militaire russe en Syrie.

"Il est trop tôt pour parler de victoire sur les terroristes. L'aviation russe a pour mission de poursuivre ses frappes contre des objectifs terroristes", avait déclaré un vice-ministre de la Défense, le général Nikolaï Pankov, cité par les agences de presse russes depuis la base aérienne russe de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie.

"Une vraie chance de mettre fin à des années de violence est apparue", a-t-il toutefois souligné, au lendemain de l'annonce surprise de Vladimir Poutine qui a mis au fin au déploiement de la majeure partie de l'armée russe en Syrie.

Ce retrait ne concernerait pas les systèmes de défense antiaérienne russes "les plus modernes"

Ce mardi, un premier groupe d'avions de transport T-154 et de bombardiers Su-34 s'est envolé vers la Russie dans le cadre de ce retrait, a indiqué le ministère russe de la Défense.

Le chef de l'administration présidentielle russe, Sergueï Ivanov, a toutefois prévenu que ce retrait ne concernerait pas les systèmes de défense antiaérienne russes "les plus modernes" déployés en Russie, sans préciser s'il s'agissait des batteries antimissiles S-400.

Selon le général Pankov, le travail efficace des forces russes et des forces syriennes a "infligé des dommages importants aux terroristes, perturbé leur organisation et sapé leur potentiel économique".

Moscou a commencé le 30 septembre ses frappes aériennes contre des "cibles terroristes" en Syrie, en soutien au président Bachar al-Assad. Depuis le début de cette intervention, Moscou avait déployé une cinquantaine d'avions de combat.

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