Revue de presse : vers un contrôle des vacanciers

A la Une de la presse ce matin : comment contrôler les vacanciers au retour de leurs voyages ? Se dirige-t-on vers une quarantaine obligatoire ?

 

 

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Il est question de frontière à la Une ce matin. De frontière belge, qui pourrait se refermer nous dit Sudpresse. Le quotidien parle là d’un scénario secret. Mais selon Sudpresse, donc, si les zones rouges devaient se multiplier, les frontières s’imposeraient alors à chacun.

Vers un été coloré

L’Europe est désormais colorié en zones de couleurs différentes : vert, tout va bien. Orange, il y a un risque potentiel. Rouge, interdiction de se rendre sur le territoire.

A priori, c’est assez simple à comprendre. Mais cela paraît plus complexe à mettre en application. Et c’est ce qui ressort de nos journaux ce matin. La Libre, par exemple, se demande comment contrôler la quarantaine obligatoire au retour des vacances. La Dernière Heure poursuit : en cas de voyage dans les zones à risques, les zones orange donc, comment contrôler tous les retours ? Impossible selon le quotidien.

Selon Le Soir, le coloriage n’est pas terminé. Pas plus d’ailleurs que le texte de loi pour mettre en œuvre tout cela. Pas plus non plus que les décrets des régions pour rendre légal le passage obligatoire par un dépistage, voir une quarantaine si, par malheur, vos vacances virent au rouge. Certains nous avaient prédit un été un peu terne, mais qui aurait cru qu’il serait si coloré !

Était-ce prévisible ?

Yves Van Laethem, infectiologue et porte-parole interfédéral de la Lutte contre le Covid-19, le concède au quotidien Le Soir : les gouvernements auraient pu prévoir tout cela avant le début des vacances. Et le quotidien le souligne, pour ce qui est de la gestion correcte du virus, on court derrière, moins vite, et visiblement pas dans le bon sens. Puisqu’un jour on en appelle au sens des responsabilités de chacun, alors qu’on agite les sanctions et les mesures obligatoires le lendemain.

Côté néerlandophone, la presse évoque la possibilité de dresser des amendes. Voyager en zone rouge, par exemple, pourrait coûter 4000 euros et jusqu’à six mois de prison. Tout le problème évidemment, et c’est le Nieuwsblad qui le note, c’est la zone grise, la zone d’incertitude. Irait-on vraiment mettre en prison quelqu’un de contaminé ? Et que fait-on si nos vacances passent d’orange à rouge, ou de vert à orange ? Des questions restées sans réponses à ce jour. Alors en attendant, on se lave les mains, on met son masque, et, nouveau geste barrière à la belge, on croise les doigts.

Qui sont les derniers infectés ?

Au cours des sept derniers jours, en moyenne, 85 personnes se sont révélées positives au coronavirus chaque jour. Pour le Standaard, il faut savoir qui sont ces personnes, principalement pour essayer de savoir qui pourraient être les 85 suivantes, et surtout comment faire pour qu’ils ne le soient pas. L’idée du quotidien n’est bien sûr pas de désigner un coupable, mais bien d’établir un profil du patient ou du citoyen qui risque d’attraper le virus. La moitié aurait moins de 40 ans, les femmes seraient les plus représentées, et la Région bruxelloise est désormais la plus touchée.

Du reste, nous dit le Morgen, 85 n’est pas un chiffre si alertant. Le problème est que ce chiffre ne bouge plus depuis quelque temps, probablement parce qu’un certain nombre de personnes oublient de plus en plus les mesures de prudence. Le souci, selon le quotidien, c’est l’absence de plan de confinement local. Il est temps que les autorités réfléchissent à un moyen de verrouiller un quartier, une commune voire une ville, en cas de foyer d’épidémie. Il est temps de construire ce que les experts appellent la deuxième ligne de défense.

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