Revue de presse : vacances et négociations, la Belgique dans le flou

La presse revient sur le manque de prises de décisions de la part des politiques, tant pour les vacances que pour l'avancement des négociations. 

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Il est temps de décider

A tout prendre, tout choisir, pourquoi pas finalement, partir dans le flou cette année. Comme Le Soir l’écrit, la confusion règne. Et comme l’affirme La Libre, les experts sont divisés. Il ne reste finalement aux vacanciers de juillet que cette certitude : jusqu’ici, personne ne sait dire quoi, ou ne veut vraiment décider.

Et ça n’est pas au goût du Soir. Le quotidien l’écrit, la Belgique n’a pas de plan de retour et c’est un scandale. Un scandale car toutes les questions qui se posent aujourd’hui, dans l’urgence des départs en vacances, se posaient déjà il y a 15 jours. Un scandale parce que les réponses sont toujours les mêmes : on ne sait pas, on cherche, et on se renvoie la balle entre les Affaires intérieures, les Affaires étrangères, le ministre de la Santé ou encore l’un des ministres président d’une de nos régions. Personne n’ose prendre de décision.

Les Belges de retour de zone à risque doivent être testés

Du côté de la presse néerlandophone les titres sont assez affirmatifs. Pour De morgen, chaque personne qui voyage, risque la quarantaine. Pour le quotidien Het Nieuwsblad, la zone à risque équivaut à une quarantaine. Mais tous les deux le reconnaissent, juridiquement, ça n’ira pas tout seul. A bord d’un train, d’un avion, il est facile de savoir qui revient de tel ou tel endroit. Mais c’est bien plus compliqué en voiture. Il faudrait alors miser sur la responsabilité du voyageur, pour qu’il se rende lui-même chez son médecin pour se faire tester, et observer une quarantaine préventive.

C’est donc très clair dans la presse de ce matin, La Flandres, Bruxelles et la Wallonie veulent imposer le testing et la quarantaine, mais aucune des trois régions ne sait comment l’imposer légalement ni comment le mettre en pratique.

L’état des négociations tout aussi flou

Alors qu’il a fallu un week-end à nos voisins français pour former un gouvernement il n’y a, chez nous, toujours pas l’ombre d’une piste, et ce après 400 jours d’attente. Pourtant, constate De Morgen, les options ne sont pas si nombreuses. Il faut choisir entre former un gouvernement avec son principal adversaire, sans le principal parti flamand, sans majorité ou encore sans le parti frère dans l’autre communauté linguistique. Voici donc les quatre options. Reste à choisir, au lieu de faire tant d’histoire autour des opinions publiques si différentes entre nord et sud. Mais choisir demande du courage et visiblement, le monde politique ne l’a pas encore trouvé.

Un changement de méthode

Le quotidien Het Nieuwsblad, lui, parle de méthode ce matin.

Chez nous en Belgique, on décide d’abord de quoi nous allons parler, puis on accepte de s’asseoir à la table des négociations.

Puisque nous sommes toujours en route vers nulle part, peut-être serait-il temps d’admettre que cette technique ne fonctionne pas ? En politique, juge Het Nieuwsblad, on ne peut parler du contenu que si l’on sait qui est autour de la table. Sans quoi, la conversation tourne invariablement à la campagne électorale, plutôt qu’à la négociation.

Tant qu’à faire, conclut De Morgen, puisque les élections ne sont le plan A de personne, mais bien le plan B de tout monde, n’est-il pas temps, aussi, de prendre ce chemin-là ?

Aller aux urnes avec des partis en paniques, des citoyens désabusés, une campagne qui aura duré plus de 400 jours et un virus qui rôde… Ou trouver le courage de former un gouvernement.

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