Revue de presse : une rentrée dans le monde d’après, presque comme dans le monde d’avant

La presse vous dévoile un véritable scoop, on est le 1er septembre, c’est la rentrée scolaire.

Les visages de la rentrée

Depuis quelques jours la presse agite la rentrée scolaire et martèle partout "ce sera une rentrée très particulière".

Le Nieuwsblad le répète encore ce matin, ce sera une rentrée particulière, oui mais non pas tellement à cause du Covid, et non pas à cause des ravages causés par les inondations de l’été.

Non, rentrée particulière parce que c’est toujours un peu spécial pour chacune, chacun de reprendre le chemin de l’école.

3 exemples en Une du quotidien, Zara, 15 ans, ado qui se relève doucement d’une dépression et qui envisage sa rentrée dans une nouvelle école.

"Ce ne sera pas être facile, mais je vais essayer d’apprécier", dit-elle, au Nieuwsblad.

Autre âge, autre rentrée, Pia, 3 ans, boucle blondes et boîte à tartine arc-en-ciel et licorne. Pia, c’est cet enfant a qui a été diagnostiqué une maladie musculaire qui devait lui être fatale.

Seul remède, une coûteuse injection, 1 million 9 pour une seule dose pas remboursée. Le Nieuwsblad est retourné voir les parents de la gamine : "nous n’avions même pas pensé qu’elle pourrait un jour aller à l’école. Là voici, ce matin à la porte du jardin d’enfants !".

Une rentrée, encore ?

Celle d’une certaine Elisabeth, 19 ans. Elle va étudier l’histoire et la politique. Mais à Oxford. Parce qu’elle est princesse héritière et qu’après deux ans aux pays de Galle, le Royaume Uni ça lui convient.

 

Une rentrée sous le signe de la transition

Alors, particulière la rentrée ? Oui, bien sûr, parce que comme le note l’Avenir en édito, l’école va se tremper dans le grand bain du pacte d’excellence. Rien de moins que la plus vaste et la plus ambitieuse réforme de l’enseignement depuis 50 ans.

Particulière, encore,  , parce qu’après les crues, l’été pourri, les restrictions sanitaires, la vaccination bruxelloise qui patine, l’actualité lourde du retour des Talibans, on n’a pas vraiment eu le sentiment de s’évader ou de se reposer.

Les écoles : futurs centres de vaccination ?

En édito, ce matin, un quotidien plaide pour que l’école endosse un rôle supplémentaire, oui, c’est la Gazet Van Antwerpen qui formule cette proposition.

"Et si l’école devenait un moteur pour la campagne de vaccination ? "

Au départ, il y a le constat que parmi les jeunes, il y a encore trop peu de vaccinés. 35% à peine dans les écoles anversoises, lit-on en Une. Au moins, Bruxelles n’est pas totalement isolée dans son malheur.

L’idée souvent formulée que "l’école doit être neutre" est fausse, dit cet édito.

Les écoles enseignent la science et dans les cercles scientifiques, il n’y a aucun doute raisonnable sur la validité des vaccins. Le raisonnement suit son cours. Pourquoi pas alors envisager que l’école informe sur l’utilité du vaccin ?

Pourquoi pas, imaginer des vaccinations proposées à l’école, ajoute la Gazet Van Antwerpen.

 

"Le problème ce ne sont pas les enfants, ce sont les parents "

La Flandre ne le fait pas, le ministre en charge, Ben Weyts a raté là une occasion, estime le Nieuwsblad qui au passage, insiste et souligne l’injustice.

En cas de problème sanitaire, ce sera une fois de plus la jeune génération qui paiera à coups de fermeture de classe et d’enseignement à distance.

Et dire, que c’est déjà cette génération, celle des élèves, qui a fait depuis le début de la crise sanitaire, les plus gros sacrifices.

Cela rejoint finalement l’idée de l’édito précédent. La Gazet Van Antwerpen qui soulignait aussi, si trop peu de jeunes sont vaccinés, le problème ce ne sont pas les jeunes, ce sont les adultes, leurs parents.

La conclusion est toute trouvée, dans le titre du Laatste Nieuws.

"Bon début d’année scolaire, début d’année, pas bonne rentrée, non, bon début d’année pimenté", écrit le quotidien, bien conscient, que pour la suite, octobre, novembre et le reste, mieux vaut rester prudent.

D’ailleurs, des cours sans masques et 5 jours semaine, ça va demander un "petit temps" d’adaptation pour certains qui n’ont jamais vu la moustache de leur prof de math et les pommettes de "leur Madame de français".

L’année scolaire peut maintenant reprendre. L’année d’après, presque comme dans le monde d’avant.

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