Revue de presse : "Un reconfinement social pour aplanir la courbe"

Un seul sujet à la Une : les mesures annoncées hier. La presse promettait un tour de vis. Un CNS qui frappe fort. Vos journaux ne se sont pas trompés !

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Un parfum de reconfinement

S’il flotte une odeur sur le mois d’août, le Soir l’affirme, c’est un parfum de reconfinement.

Mais, c’est bien pour éviter un lockdown généralisé que le Conseil National de sécurité a choisi de limiter drastiquement les contacts sociaux.

En somme, pour L’Echo, c’est notre vie sociale qui est à nouveau confinée.

L’éditorialiste du quotidien évoque d’ailleurs un "reconfinement social".

Et si la restriction de la bulle de contact peut sembler extrême, l’épidémiologiste Yves Coppieters l’affirme, c’est pour casser la phase ascendante.

Pour le Tijd, la Belgique choisit l’approche corona la plus stricte d’Europe, puisque les règles de la mini-bulle n’existent nulle part ailleurs chez nos voisins. Mais c’est ainsi, et l’éditorialiste du Tijd ne fait pas de grand mystère.

Nous sommes (dit-il) à un pas d’un nouveau verrouillage.

Autre manière de voir les choses, pour la Libre, le CNS sacrifie le mois d’août, oui, mais pour sauver la rentrée.

Et puis, s’il nous faut retourner vers des mesures plus strictes, le quotidien l’affirme aussi, c’est pour faire face au relâchement. L’objectif est et reste toujours le même : aplanir la courbe.

Le virage est marquant, constate l’Avenir. Il ne nous reste finalement qu’un moyen d’éviter le lockdown pour tous, c’est de passer le mois d’août à faire des petites bulles.

Le quotidien conclut d’un titre : patience et courage.

Des mesures renforcées à Anvers

Une zone est particulièrement touchée en Belgique, c’est la ville d’Anvers et là, les mesures sont encore plus strictes.

Avec, pour commencer, un couvre-feu, dit le Morgen.

De 23h30 à 6h du matin, personne dehors. Sauf cas d’urgence ou pour aller travailler.

Cela ne c’était plus vu depuis la seconde guerre mondiale, constate le Laatste Nieuws, d’autant que la mesure vise toute la province d’Anvers.

Alors la gouverneure de la province Cathy Berckx le dit de manière assez claire :

 

Je demande à tout le monde de ne pas venir dans notre province. Pour votre santé. Comme pour celle de ceux que vous aimez.

Autre conséquence des mesures annoncées hier, l’annulation de la foire du midi. A la trappe, dit la Dernière Heure.

C’est une décision radicale de la Ville de Bruxelles, estime la DH.

Les forains ont du mal à l'accepter. En une de la Capitale, le quotidien rapporte leur demande d’annuler cette décision, d’autant que certains avaient déjà commencé à installer les attractions et les échoppes.

"On va bloquer Bruxelles", peut-on lire en première page.

L’ouverture de la Foire du midi était prévue ce samedi.

La foire du midi annulée

Autre conséquence des mesures annoncées hier, l’annulation de la foire du midi.

A la trappe, dit la Dernière Heure.

C’est une décision radicale de la Ville de Bruxelles, estime la DH.

Les forains ont du mal à accepter. En une de la Capitale, le quotidien rapporte leur demande d’annuler cette décision, d’autant que certains avaient déjà commencé à installer les attractions et les échoppes.

"On va bloquer Bruxelles", peut-on lire en première page.

L’ouverture de la Foire du midi était prévue ce samedi.

Quel regard la presse étrangère jette sur ce dispositif ?

Pour Le Figaro c’est un branle-bas de combat.

Même si le quotidien souligne aussi qu’une mise sous cloche complète du pays n’est pas envisagée.

Surtout, Le Figaro fait le tour des destinations européennes. Et il constate que nous ne sommes pas les seuls à prendre des mesures.

Pour éviter un rebond du Covid, les pays se referment lentement…

Le Royaume Uni se barricade.

L’Espagne regarde sa saison touristique sombrer.

 

Une fermeture des frontières est-elle à craindre ?

Ici et là, les mesures de contrôle à l’entrée, les quarantaines et les interdictions prononcées par les Etats membres se multiplient.

Faut-il alors fermer ces frontières, se demande le quotidien, réponse du directeur des situations d’urgence de l’OMS.

Si je suis une petite nation sans cas de Covid, un seul cas importé peut représenter un désastre. Mais dans un pays où l’incidence de la maladie est déjà importante, fermer la frontière ne fait plus de différence.

Plus de différence sur le plan sanitaire.

Mais on le sait, les économies, elles, ont besoin de frontières ouvertes.

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