Revue de presse : un an de fatigue

La presse est unanime, les Belges sont fatigués. La crise et les mesures sanitaires pèsent sur leur moral.

Manifestation anti-mesures covid à Bruxelles

Le Belge en a ras la casquette. Les journaux, néerlandophones et francophones font le même constat.

Tous prennent en exemple la manifestation de ce dimanche à Bruxelles.

Alors c’est vrai qu’elle n’est pas très représentative. Comme dit le journal l’Avenir, y avait peu de monde. A peine plus d’une centaine de personnes Et puis, il y avait de tout.

Het Laatste Nieuws a croisé des membres de groupes d’extrême droite, d’extrême gauche, des anti 5G, des gilets jaunes et même des hooligans et tous avaient leurs cibles.

Certains s’attaquent au gouvernement, trop dur, qui les tue à petit feu écrit l’Avenir. D’autres s’en prennent aux experts, trop alarmistes.

Et puis, comme l’écrit le Morgen, il y a ceux qui s’emportent contre les médias, qui manquent d’esprit critique et qui maintienne un climat de peur, ça allait dans tous les sens.

Mais le point commun de tout cela, c’est que la situation actuelle, la crise qui dure depuis près d’un an fatigue. Ces manifestants en ont tous marre des mesures anti-corona.

Le ras-le-bol des mesures

Et ça, on le sent dans le reste de la population, c’est ce qu’affirme le journal le Soir.

La motivation des Belges à suivre les mesures s’effrite et on voit ça tous les jours.

Le Belang Van Limburg prend un exemple simple, il suffit de se rendre dans les magasins dit-il. Rare sont ceux qui y font du shopping seul, comme le préconise le gouvernement et Het Laatste Nieuws craint que cela n’empire.

Cette lassitude risque de mener à des comportements plus problématiques en temps de pandémie. Les jeunes finiront par ressortir, même si on leur interdit. Les grands-parents enlaceront leurs petits-enfants, peu importe le danger.

Le quotidien lance donc un appel :

Gardons notre sang-froid.

Il demande aux médias et aux experts d’arrêter d’annoncer de nouvelles vagues. Fini de spéculer, basons-nous sur des faits écrit le quotidien.

Il propose donc de trouver un juste milieu entre gestion de l’épidémie et relâchement des mesures.

 

Trouver l’équilibre

C’est d’ailleurs le constat du journal le Soir, la Belgique est sur le fil.

D’un côté, il faut surveiller l’évolution de l’épidémie et notamment les effets des nouveaux variants. De l’autre il faut tenir compte de la santé mentale des Belges. Le Soir est donc clair. La situation est compliquée et le moment l’est aussi.

Alors faut-il paniquer ? Marius Gilbert se veut même rassurant dans le Soir. Il faut surveiller ces nouveaux variants, surveiller leur propagation, mais tant qu’on n’a pas d’augmentation claire des transmissions, il n’y a pas de raisons de paniquer.

Ce n’est donc pas le moment de resserrer la vis ajoute le virologue.

Het Laatste Nieuws lui propose un exemple de gestion plus mesurée.

Il salue la décision de fermer les frontières, mais demande en contrepartie la réouverture des salons de coiffure. Selon lui, cela permettrait de soulager la population tout en limitant l’arrivée du virus sur notre territoire.

 

Des messages contradictoires

Et puis le Morgen demande aussi que les messages des autorités soient plus mesurés

Cette semaine, on a assisté à un duel entre les experts et le monde politique, explique le journal. Le premier se montrait alarmant, le second venait rassurer. Le premier disait : "les prédictions n’annoncent rien de bon".

Le deuxième venait rassurer et demandait de se baser sur ce que l’on sait.

En attendant, la population est baladée entre la peur panique et le tout va bien, circulez rien à voir, bref c’est loin d’être évident.

 

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