Revue de presse : " Un accord révolutionnaire et historique négocié pour l’Europe"

La presse revient largement sur l’accord trouvé au sommet européen, qualifié entre autres d’historique, mais aussi sur les négociations fédérales qui prennent un tournant décisif.

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Mutualiser les dettes européennes

C’était hier, au petit matin.

Les éditos commentent cet accord, qualifié d’historique par De Morgen, de révolutionnaire dans de Tijd. L’Europe tend une main secourable aux États membres qui ont été particulièrement touchés par la crise. En partie sous forme de subventions, en partie sous forme de prêts.

 

Une solution historique de solidarité, encore inimaginable il y a quelques mois dit le Soir.

Le quotidien souligne l’attitude de l’Allemagne et son revirement pour finalement se mettre du côté de la France.

Elle qui jusqu’ici s’opposait à l’idée de mutualiser les dettes au niveau européen, comme d’autres pays européens, dit "frugaux".

 

Angela Merkel a eu l’audace et la sagesse politique de changer d’avis. Avec le président Macron, elle a relancé un moteur franco-allemand qui crachotait depuis une décennie

Écrit La Libre.

"L’adoption de ce plan est une avancée considérable".

Mais pour l’éditorialiste de La Libre, il ne faudrait pas croire pour autant que tout ira désormais pour le mieux dans la meilleure des Unions possibles. Les tensions vont persister entre les pays "frugaux" du nord, et ceux du sud. L’Europe est plus forte, mais toujours fragile.

 

La Libre n’est pas la seule à nuancer la portée historique de cet accord…

Pour L’Echo, cet accord était vital. Mais le quotidien économique estime qu’il ne répond pas à toutes les attentes des Européens. La politique climatique, et la PAC, notamment, ont été rabotées.

 

L’inespéré dialogue N-VA et PS

Pas encore d’accord au niveau fédéral, mais on se parle entre PS et N-VA. Et pour les quotidiens il était temps !

Ils sont au pied du mur. 422 jours après les élections les deux principaux partis sortis des urnes vont enfin commencer à négocier. Avec quasi-obligation de résultat, dit L’Avenir.

La crise du coronavirus est passée par là, il faut oublier les propos tenus jusqu’ici. Le Roi les a chargés de cette mission impossible. Impossible ? L’Avenir veut croire que PS et N-VA ont un sens de l’intérêt collectif qui les poussera à tenter cette improbable coalition.

L’un et l’autre ont d’ailleurs peut-être plus de points de convergence qu’ils ne veulent bien le dire. Et puis, les deux formations savent aussi qu’en cas de nouvelles élections, elles en paieraient la note, face aux extrêmes qui débordent l’un sur sa gauche, l’autre sur sa droite. Deux raisons d’avancer. L’Avenir estime qu’il y a tous les ingrédients d’une sortie de crise.

Het Nieuwblad aussi veut y croire. Peut-être faut-il voir dans ces négociations du courage et de sens politique des deux côtés. Espérons qu’il en sera ainsi. C’est la conclusion de l’édito du quotidien flamand.

 

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