Revue de presse : " Tous déboussolés par ces consignes "

Et un constat, à la Une de la presse, c’est la pagaille.

Pagaille autour de la fermeture des maternelles

En primaire et en secondaire, les cours sont suspendus. Pas en maternelle, là, les élèves sont invités à rester chez eux.

Est-ce différent ? Non, bien entendu, mais il fallait préserver les engagements politiques, explique le Soir.

En pratique, donc, semaine prochaine, tout est fermé ou presque. De la maternelle à l’Université, des services de garderie voire de remédiation seront parfois programmés dans les écoles.

Mais, sans doute, est-ce la Dernière Heure qui résume le mieux l’idée et le sentiment du moment ?

Aucun cours donné la semaine prochaine ? Parents ? Débrouillez-vous !

Et la conséquence ? C’est la Libre qui le souligne. Nous voilà tous fâché !

Tous déboussolés par ces consignes qui vont dans tous les sens :

  • Les enseignants et leur syndicat.
  • Les organisateurs de stage qui doivent annuler en dernière minute.
  • Les commerçants pris au piège du pas fermé, pas ouvert.
  • Les métiers de contact dont la patience n’est pas récompensée.
  • Les jeunes baladés entre distanciel, présentiel et suspension des cours.

Le moment "idéal" pour prendre des congés ?

Seul quotidien à tenter d’y voir du positif, Sudpresse, qui ce matin se lance dans la course au bon plan.

" Vos enfants n’ont pas cours ? " titre le quotidien "c’est le moment de prendre congé", ce qui n’est évidemment pas possible pour tout le monde.

Du coup, la presse fait aussi entendre la voix des parents :"et moi, je fais quoi, je prends mes enfants sur le dos pour aller bosser ?" demande une maman à la Une du Morgen.

L’expression, les avoir sur le dos qui peut, dans ce témoignage du Morgen, se comprendre aussi bien dans son sens littéral que dans sa version imagée.

 

Le danger est-il moins perceptible ?

Surtout, la presse regrette le manque de logique dans l’ensemble des mesures prononcées.

Allons, réfléchit le Standaard, les mêmes enfants se voient interdit de se rendre à l’école. Ce serait trop dangereux, trop contaminant. Mais dans le même temps, ils peuvent continuer à s’entraîner ensemble ?

Le but des mesures, estime le quotidien, c’est évidemment de réduire la pression sur les hôpitaux, disons limiter la transmission du Covid, mais note le Standaard, l’idée tout de même c’est aussi que tous les citoyens retournent dans le rang et qu’ils retrouvent un peu de motivation pour ce qu’on espère la dernière ligne droite.

Il y a un an, le risque, le danger était plus perceptible. Chacun avait en tête les images des hôpitaux italiens et puis, ajoute le Standaard, à l’époque, les mesures étaient à ce point strictes que ne pas les respecter étaient assez difficiles.

Cette fois, la météo est agréable, les vacances approchent, faire respecter les restrictions sera d’autant plus compliqué. Cela va exiger de chacun bien plus que de la citoyenneté.

 

10 millions de doses à se distribuer à 27

Et puis, en Une, encore, il est question encore, et encore du vaccin.

Des doses Pfizer que les Européens se disputent, on a beau avoir fermé les écoles, la bagarre ici entre Européens rappelle assez bien les cours de récréation.

10 millions de doses à se distribuer à 27, l’idée qui gouverne cette répartition, c’est de combler les inégalités.

En quelque sorte, observez ce que chacun a reçu et essayer de rectifier le tir. Problème, le chancelier autrichien Kurtz essaye de tirer à lui la couverture vaccinale. Disons, pour résumer l’affaire que certains Etats membres n’ont pas "réservé" l’ensemble des doses Pfizer qui leur revenait et qu’ils ont préféré miser sur AstraZeneca. Aujourd’hui, forcément, il leur manque des doses. Alors et c’est ce que Sébastian Kurtz a exprimé, alors, il aimerait se servir dans ce stock Pfizer. On n’est pas loin d’une bagarre de chiffonniers. Et la discussion, note le Standaard illustre combien les nerfs sont à vif.

Dans ce contexte, voir la Commission menacer d’un blocage d’exportation les vaccins produits sur le sol européen. Ce n’est pas vraiment de nature à calmer le jeu.

La revue de presse de Nicolas Vandenschrick

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