Revue de presse : succès mitigé du vaccin auprès du personnel soignant wallon et bruxellois

La presse flamande  s’énerve sur le personnel des maisons de repos en Wallonie et à Bruxelles.

" Le personnel de maisons de repos qui s’oppose au vaccin doit changer de métier"

Une majorité de ce personnel refuse le vaccin.

C’est loin d’être un succès, comme le rappelle la Dernière heure.

La Fédération des maisons de repos le confirme, mais n’avance aucun chiffre. Seule donnée évoquée dans l’article, 19 des 26 maisons de repos sondées font le même constat, la moitié de leur personnel voire plus s’oppose au vaccin.

Et ça, ça énerve le Morgen. Pour le quotidien, le personnel de maisons de repos qui s’oppose au vaccin doit changer de métier. Le quotidien est dur dans ces propos, mais il s’explique.

Un soignant qui refuse le vaccin, cela pose 3 problèmes :

: Il se met en danger.

2 : Il met en dangers ses patients, qui souvent sont à risque.

3 : Cette opposition au vaccin sème le doute. Le reste de la population s’interroge, si le personnel médical s’y oppose, c’est qu’il y a une bonne raison non ? Et ça, la presse flamande n’en veut pas. Elle s’énerve sur l’attitude des Wallons et Bruxellois.

 

"Une attitude stupide et égoïste"

Alors c’est un peu facile quand on se considère comme irréprochable car au nord du pays l’opposition au vaccin est faible. A peine 6 à 10% selon plusieurs sondages.

Du coup, la presse flamande tire les oreilles des soignants wallons et des bruxellois. Le Morgen est même très rude avec les soignants qui s’opposent au vaccin.

Leur attitude est

stupide dangereuse et égoïste.

La population a le droit de se protéger contre ces flibustiers, mais comment ?

En les obligeants à se faire vacciner et visiblement, le Morgen en a parlé avec un autre journal, Het Laatste Nieuws, lui aussi estime que c’est une piste à explorer.

Il est temps d’aborder ce sujet tabou dit le quotidien. D’autant que c’est le seul moyen de s’en sortir précise-t-il. Alors oui, on peut tenter de raisonner le personnel soignant dit le Morgen, mais si ça ne fonctionne pas, il faut imposer. Obliger la vaccination, ce ne serait pas neuf poursuit Het Laatste Nieuws.

Le personnel est déjà obligé d’être vacciné contre l’hépatite B.

Ceux qui pratiquent des autopsies sont eux obligatoirement vaccinés contre le tétanos. Alors pourquoi pas le covid ?

Rendre le vaccin obligatoire, pourquoi pas ?

La crainte finalement des journaux flamands, c’est que cette opposition du personnel se retrouve au sein de la population.

Het Laatste Nieuws est très clair : pour s’en sortir, il faut que 70 à 80% de la population soient vaccinées. Si la moitié des francophones refuse, on n’atteindra pas ce seuil. Alors quoi ? Demande le journal, on ne réagit pas et on continue à vivre ainsi au nom de la liberté ?

Le journal cite alors le philosophe britannique John Stuart Mill :

Chacun est libre de mener sa vie tant qu’il ne nuit pas à celle des autres.

Le Morgen tempère, avant d’obliger, tentons de convaincre, de rassurer ceux qui s’inquiètent, qui doutes ou qui s’opposent au vaccin, le dialogue avant tout et cela passe aussi par l’implication des médecins.

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