Revue de presse : serait-ce vraiment la fin de l’enfer Covid ?

Dans vos journaux, forcément aussi, ça déconfine sec.

" Nous ne fermerons plus jamais "

"Le pays rouvre !" titre le Laatste Nieuws qui dresse la liste, longue liste de tout ce qui à nouveau autorisé, notamment donc aller au cinéma, au bowling, au casino, au fitness, au sauna et même dans les piscines tropicales.

Pour le Tijd, c’est sans doute le jour le plus attendu pour tous ces commerces. Et pour l’Horeca, le jour de la réouverture. Et maintenant, lance le Standaard, maintenant nous ne fermerons plus jamais.

"Nous", en Une du Standaard, c’est le secteur culturel. L’un des secteurs qui a été le plus longtemps fermé, mais, quant à savoir si l’on rouvre pour de bon, ça, ajoute le quotidien, ça dépendra du secteur.

Si la situation devait repartir dans le mauvais sens, promis, le secteur aura un plan pour ne plus être obligé à fermer, lit-on dans le quotidien.

La prudence reste de mise

"Comment déconfiner pour de bon ?" c’est la question posée par le Soir, en Une.

Le Soir qui propose 10 idées pour ne jamais devoir reconfiner.

Assez simple et assez logique, masque quand il faut, ventilation la plupart du temps et vaccin à tour de bras.

A ce sujet, et pour livrer un dernier conseil, l’Avenir éditorialise : "ceci n’est pas le 9 juin 2019", la formule est empruntée à Yves Van Laethem et c’est une manière de dire "il faudra surveiller son comportement, malgré tout".

Pour la Dernière Heure, le point noir du jour, c’est cette inquiétude qui plane toujours.

"Enfin la réouverture, mais dans l’inquiétude", dit la DH.

Un titre, encore, on n’y résiste pas à celui-là, celui de Libération, qui évoque les assouplissements en France, mais qui résonne tout particulièrement chez nous :

Le début de l’enfin

 

Le gouvernement a la paix…. sociale

En Une aussi, la presse revient sur l’accord interprofessionnel obtenu hier, ce fameux AIP qui a été annoncé hier matin à 5h. Avec le salaire minimum, le PS tient son trophée, constate l’Echo en Une.

Les travailleurs décrochent une revalorisation du salaire minimum et le mi-temps en fin de carrière. Les patrons obtiennent plus de flexibilité sur les heures sup.

Alexander De Croo et son gouvernement peuvent respirer. Ils auront la paix. Au moins la paix sociale pour les mois qui viennent, dit encore le quotidien.

Pour la Libre, avec cela, le gouvernement pourra la jouer en mode vivalto. Et au passage le quotidien glisse ce conseil aux partenaires sociaux : puisqu’ils ont maintenant un accord, puisqu’ils sont redevenus partenaires plutôt qu’adversaires, syndicats et employeurs seraient bien inspirés de profiter du climat de conciliation pour préparer déjà un autre dossier épineux. La fameuse question de l’emploi !

 

L’AIP, un pas en arrière ?

Une voix qui ne plaide pas dans le même sens c’est celle du Tijd, pas convaincu du tout par cet AIP. L’accord social est un pas en arrière.

Il n’y a aucune raison d’applaudir, tant il contient des mesures que nous ne pouvons pas nous permettre en Belgique. Prenez le relèvement du salaire minimum, le Tijd le lit comme un frein à la création d’emploi et une réduction des chances offertes aux personnes peu qualifiés de trouver un job.

Pire, juge le Tijd, l’accord prévoit que c’est le gouvernement qui devra y mettre de sa poche pour subventionner ces salaires. Structurellement, c’est un coût qui va peser sur les budgets. Et puis, et ça, c’est ce que le quotidien juge le plus inquiétant, avec cet accord, les partenaires encouragent à nouveau une sortie partielle du marché du travail et ça c’est franchement contraire à l’objectif fixé par l’exécutif à savoir augmenter l’activité et l’emploi des salariés âgés.

Pour être un jour en mesure d’affronter le vieillissement de la population, pour pouvoir maintenir des retraites, il n’y a pas mille recettes, conclut le Tijd, il faut augmenter le taux d’emploi et maintenir au travail le plus de personne possible.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK