Revue de presse : saignée spectaculaire à Liège

Les journaux reviennent aussi ce matin les affaires liégeoises.

Liège souillée

 

 

Pas mal de commentaires dans la presse francophone.

"La purge liégeoise est nécessaire" titre L’Echo. Référence au licenciement pour faute grave de Luc Partoune, patron de l’aéroport de Liège.

"Aujourd’hui, Liège se retrouve souillée. Les opérations mains propres touchent à la réputation d’outils publics et d’entreprises qui n’ont pas démérité. Du même coup, ce sont tous ces acteurs qui sont ternis par les scandales, et avec eux leurs travailleurs et indirectement tous ceux qui entreprennent. Cette saignée est spectaculaire, mais tellement nécessaire."

"Elle ne doit surtout pas s’arrêter tant que tous les faits litigieux n’auront pas été identifiés".

L’Echo qui compare les affaires à Liège, à d’autres, qui avaient éclaboussé les socialistes à Charleroi début des années 2000.

La Libre fait le même parallèle, et le quotidien estime que le passé ne prête pas à l’optimisme.

Comment éviter que l’affaire Nethys, une fois finie, ne cède la place à une nouvelle ? Comment éviter que l’histoire ne se répète, encore ? Pour ça, dit La Libre, il faut "mettre fin aux logiques de baronnies en politique. Il est indispensable d’empêcher que l’usure du pouvoir qui donne, à certains, un sentiment d’impunité".

Le scepticisme face à la pandémie, comparable à celui face au réchauffement climatique ?

 

On parle quand même du covid aussi dans la presse, et notamment des vaccins.

De Morgen s’adresse aux sceptiques qui ne voient pas le vaccin d’un bon œil.

Il compare la pandémie au réchauffement climatique. Les dommages engendrés par le virus et les mesures prises pour les limiter sont très désagréables. Comme pour le réchauffement climatique. Mais on ne peut pas y échapper. Parce que les malades, les morts, c’est une réalité tangible, par une supposition ou une opinion.

De là peuvent découler deux réactions :

Soit on accepte la réalité, même si elle est désagréable. Soit on la refuse, on prétend que tout est faux, "qu’ils" nous trompent, que les scientifiques et les médias sont suspects.

De Morgen le concède : aujourd’hui, on est en droit de douter. Comment a-t-on développé si rapidement des vaccins ? Les chiffres de Sciensano sont-ils fiables ? Peut-on faire confiance aux essais des firmes pharmaceutiques ? Des questions cruciales, essentielles, auxquelles la science, et ceux qui en sont les garants, les scientifiques, fournissent une réponse. Cette réponse, ce n’est pas une opinion, ce sont les conclusions de ceux qui sont les plus à même d’évaluer cette question.

Comment croire dès lors que quelques-uns, des influenceurs sur YouTube ou Instagram, auraient en fait découvert ce que tous les scientifiques du monde ont raté. Ceux qui s’accrochent à ce type de discours ne sont pas des personnes qui exercent leur esprit critique, mais bien des citoyens dupés, trompés.

Les firmes pharmaceutiques, les vrais responsables ?

 

On parle aussi vaccins dans De Tijd. Le quotidien vole au secours d’Ursula von der Leyen.

Hier, la présidente de la Commission européenne a présenté des excuses concernant sa politique en matière de vaccins. Mais il faut aussi rappeler ce que ce plan de vaccination a permis : éviter le pire.

Si l’Union n’avait pas commandé les vaccins pour les 27, il y aurait aujourd’hui un débat tout différent au parlement : on aurait des pays, du sud ou de l’est de l’Europe, en colère, qui critiqueraient les grands Etats, comme l’Allemagne, pour avoir accaparé quantité de vaccins au détriment des autres.

On reproche aussi à la commission des retards de production. Mais au fond, qui en est réellement responsable, si ce n’est les firmes pharmaceutiques elles-mêmes ? Ce sont elles qui fabriquent le vaccin, pas la Commission.

Alors on peut citer en exemple des réussites comme Israël qui a déjà bien avancé dans la vaccination de sa population. Mais, là encore, le quotidien met en garde. Israël a payé ses vaccins bien plus chers, et la campagne est menée au prix de concessions énormes en matière de protection de la vie privée. Des concessions qui seraient bien difficiles à accepter en Europe.

Réécoutez la revue de presse de Matin Première !

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