Revue de presse : rouvrir les terrasses oui, mais dans quelles conditions ?

On parle des terrasses aujourd’hui en Une des quotidiens.

Dans quelles conditions les terrasses vont-elles pouvoir rouvrir ?

La journée s’annonce douce et printanière, alors rêvons un instant à ce petit café siroté en terrasse, qui nous a tant manqué.

Encore un peu de patience, ce sera pour le 8 mai, si tout va bien.

Mais dans quelles conditions les terrasses vont-elles pouvoir rouvrir ?

Le Comité de concertation doit trancher vendredi.

Mais déjà, un rapport a fuité. Il contient des recommandations, formulées après consultation entre le secteur et les experts.

Et la presse nous les détaille ce matin, en une du Soir, de la DH ou du Nieuwsblad. Alors, clairement, on ne va pas retrouver tout de suite l’ambiance d’avant le Covid :

- Six clients maximum par table. Soit votre bulle familiale, plus éventuellement un contact proche.

- Les terrasses devront être vraiment ouvertes, donc pas sous une tente ou dans les galeries commerciales par exemple.

- Et puis, on propose 3 heures possibles de fermeture : 20h, 21h30 ou 23h.

21h30 pour couper la poire en deux ?

La crainte, si c’est la première option qui est choisie (donc 20h), c’est que les gens ne soient tentés de poursuivre la fête chez eux, où le contrôle est moindre. C’est ce qu’explique Het Laatste Nieuws.

En plus, pas certain non plus que ça aide vraiment le secteur de la restauration, dit Het Nieuwsblad. Une telle amplitude ne permettra pas de réaliser de gros profits. Le quotidien y verrait un mauvais signal.

Le secteur Horeca lui espère 23h.

De toute façon, pas possible d’aller vraiment au-delà puisqu’une nouvelle règle remplacera le couvre-feu : l’interdiction de se rassembler à plus de trois dès minuit.

21h30 apparaît comme un juste milieu, avec l’avantage de permettre aux restaurants d’assurer deux services.

Mais dans tous les cas, ce ne serait pas aussi strict qu’aux Pays-Bas ou au Luxembourg.

Het Laatste Nieuws rappelle que, là-bas, les terrasses ferment à 18h.

La culture se rebelle

Dans les journaux, on parle d’un autre secteur qui aimerait rouvrir lui aussi, c’est la culture.

Culture et événementiel ont remis au gouvernement un plan complet de déconfinement.

"Un plan prudent et progressif", dit le Soir.

Mais la culture "passe en mode rebelle, après être restée très mesurée, responsable".

"Théâtres, cinémas, événementiel, centres culturels le claironnent : si vendredi, ils n’obtiennent pas du Codeco un calendrier concret et rapproché de déconfinement, ils passeront à l’acte illico avec à nouveau, il faut le souligner, le souci des autres : leurs ouvertures spontanées se feront dans le respect des protocoles sanitaires".

Le Soir évoque un vendredi sous très haute pression. Un vendredi de confrontation avec un secteur au bout de sa patience, de ses ressources.

"Le politique a donc sa part de responsabilité dans cette rébellion culturelle. Il a tout intérêt pour la société comme pour les artistes à trouver une issue par le haut. Car sinon quoi ? Envoyer la police fermer les lieux culturels ? De la folie pure."

Het Laatste Nieuws aussi se penche sur le sort de la culture.

La culture est toujours fermée, mais en télé, les règles semblent plus souples. Pour preuve, cette émission flamande, De Cooke & Verhulst Show, un talkshow avec public ! Une cinquantaine de personnes, assises par bulle, dans les gradins, sans masque. Et un orchestre aussi en plateau, parce que, c’est vrai, que serait un talkshow sans un bon groupe pour mettre l’ambiance.

"On imagine que si Michael De Cock, directeur artistique du KVS, a vu l’émission, il est tombé de sa chaise", dit l’éditorialiste. Lui qui n’a pas le droit d’organiser un événement culturel dans son théâtre bruxellois. Même avec 50 personnes. Même avec des mesures strictes. Même avec un détecteur de CO2.

Lui qui s’expose à des sanctions, des amendes, quand il promet de rouvrir ses portes, malgré tout, le 26 avril.

Het Laatste Nieuws qui précise encore que "le KVS a reçu la bénédiction des virologues, après une inspection des lieux demandées par le bourgmestre bruxellois Philippe Close."

Le quotidien dénonce une politique du "deux poids, deux mesures".

Derek Chauvin : coupable

De l’actualité internationale aussi en une des quotidiens, avec la condamnation de Derek Chauvin.

L’info est tombée tard hier soir, les rédactions auront remanié leurs unes en dernière minute avant l’impression cette nuit.

Derek Chauvin, reconnu coupable de tous les chefs d’inculpation pour la mort de George Floyd.

Pourtant, ce n’était pas joué d’avance, rappelle de Standaard.

Aux États-Unis, statistiquement, il est loin d’être acquis que les policiers qui tuent quelqu’un dans l’exercice de leurs fonctions finissent par être condamnés pour homicide involontaire ou pour meurtre.

À Minneapolis, la ville où George Floyd a été tué, c’est arrivé pourtant. Mais une seule fois.

Un policier avait été condamné pour avoir tiré sur un civil.

Mais c’était un policier noir qui avait tué une femme blanche.

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