Revue de presse : reconfinement, un échec à tous les niveaux

Et les nouvelles mesures adoptées hier sont forcément ce matin, à la Une.

Un confinement douloureux

Avec déjà un nom tout trouvé pour ce nouveau confinement : "le lockdown de la discorde".

C’est le titre, en Une du Soir, le Soir qui en édito, juge aussi que le virus désormais tue deux fois.

"A la fois, il tue des gens et il tue aussi le collectif" écrit Béatrice Delvaux.

Pour la Libre, ce confinement avec son lot de fermeture, les commerces, les écoles, les stages, ce confinement fait mal, très mal.

Et il est surtout écrit la Libre, en édito, il est surtout l’aveu d’un terrible constat d’échec, échec d’abord de l’adhésion.

Après un an de crise, après un an de privation de liberté, le ras-le-bol collectif est considérable, mais échec aussi de la méthode.

Après un an, comme en mars 2020, on en revient à appliquer les mêmes recettes, les mêmes restrictions. On en vient à entretenir les mêmes maux sur notre santé mentale et à accumuler les mêmes erreurs logistiques, c’est un échec terrible et c’est dramatique.

La décision de ne pas fermer les maternelles sera-t-elle maintenue ?

Si le confinement a désormais un nom, il lui fallait aussi une devise. Pour l’Echo, c’est marche arrière, toute.

L’Echo qui souligne lui aussi cette avalanche d’échec. Testing en défaut ? Tracing, pas mieux et vaccination balbutiante.

Une question qui se pose aussi dans la presse, c’est celle des classes de maternelles. Il a été décidé de les maintenir ouvertes, mais ça passe mal, très mal. Le Soir explique qu’il s’agit d’un marchandage politique qui suscite l’incompréhension et la colère et qui pose évidemment autant de questions auprès des organisations syndicales et des pouvoirs organisateurs dans les écoles.

L’Avenir lui s’interroge, la décision de ne pas fermer les maternelles sera-t-elle maintenue ? Ne se dirige-t-on pas, également, vers la fermeture des petites classes ?

Parce que, réfléchit le quotidien, c’est finalement chez les plus jeunes que le contact entre élèves et enseignants est le plus étroit.

Une rencontre aura lieu aujourd’hui entre la ministre Caroline Désir, le ministre Président Jeholet et les acteurs de l’enseignement. Les organisations syndicales ont, elles, déposé un préavis de grève.

 

La logique facteur incontestable de motivation, si souvent oubliée

Ce n’est pas qu’un problème francophone. Le Standaard constate que cette question du maintien des maternelles. Elle vient pile d’exploser au visage du ministre président flamand Jan Jambon qui a bataillé pour que les jardins d’enfants restent ouverts. Jambon qui doit maintenant envoyer au feu Ben Weyts, son ministre de l’enseignement pour appeler les parents à garder les plus jeunes enfants à la maison.

Evidemment, ajoute le Standaard, évidemment qu’avec de telles mesures, tout le monde est en colère. Et personne ne peut vraiment être satisfait.

Mais jugez que c’est aux autres de faire un effort de plus, cela, ça n’aidera personne, dit le quotidien, en édito. Autre pique dans cette colonne de commentaires, le Standaard juge que les mesures, écoles fermées, maternelles ouvertes ces mesures manquent de logique. Or précisément, en un an, ce que nous avons appris, c’est que c’est la logique même, la compréhension des décisions qui reste le support pour la motivation de chacun. Dans ce cas précis, cette logique semble faire défaut.

Reste la manière de sortir de ce guêpier : le vaccin. Ces mesures devraient apprivoiser le virus en attendant que la vaccination se poursuive. Avec à peine dix pour cent de la population protégée, la route reste longue.

Bien sûr, nos élus aimeraient reporter au plus tard le débriefing de toute cette séquence, ça, on peut l’imaginer. Mais, le Standaard prévient, la facture tombe toujours à la fin. Et l’Europe ne sera pas la seule à devoir assumer ses responsabilités face à sa manière de passer les commandes de vaccins.

L’approche belge de la pandémie devra également rendre des comptes.

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