Revue de presse : plus de liberté pour les vaccinés ?

Cette question dans la presse : faut-il alléger les mesures anti-covid pour les personnes vaccinées ?

Vers une société à deux vitesses ?

C’est la question que se pose Franck Vandenbrouck le ministre de la Santé et c’est en une du Morgen ce matin. Cette question, elle tend un peu le monde politique explique le quotidien.

C’est vrai qu’offrir des privilèges aux vaccinés et pas aux autres ça va fâcher.

Comme l’écrit le Morgen, cela tranche avec la politique actuelle du "tous unis" "tous à la maison", du "One team of Eleven million".

Une telle mesure risque donc de provoquer des tensions et de la discrimination, mais Franck Vandenbrouck s’explique. La vaccination suscite des attentes. Il demande donc au comité d’expert de se pencher sur ces attentes et sur les réponses à leur apporter.

Il n’en fallait pas plus pour fâcher le ministre de la Jeunesse en Flandre. On va avoir une société à deux vitesses dit Benjamin Dalle, N-VA, fâché aussi.

Les jeunes n’en peuvent déjà plus et seront les derniers vaccinés. Avec une telle mesure ils vont devenir fous explique le chef de parti dans les colonnes du Morgen qui ajoute que les libéraux aussi freinent des 4 fers. Voilà qui pourrait pousser encore plus de Belges à se faire vacciner.

Qvax, victime de son succès

Qvax, le site où il faut s’inscrire afin d’être appelé pour avoir un vaccin en dernière minute a croulé hier sous les demandes.

"Qvax, prise d’assaut" titre le Soir. Il a fallu être patients ajoute la DH, 5 heures d’attente et pour cause.

100.000 Belges sont déjà inscrits et ils sont 6 fois plus à avoir visité le site

Un demi-million de candidats scande Het Laatste Nieuws. Cela satisfait les responsables de la plateforme.

"Ça montre que les gens veulent se faire vacciner" dit le porte-parole de la Smals.

Le hic, c’est que cela ne va pas accélérer la vaccination. Les personnes inscrites ne seront pas appelées si vite. Selon le journal le Soir, il y a en moyenne chaque jour, entre 500 et 1000 doses qui sont redistribuées, 100.000 inscrits, il faudra être patient.

La crise a creusé le fossé des inégalités

L’ONG Amnesty International n’épargne pas notre gouvernement. La Belgique n’a pas vraiment brillé écrit l’Avenir.

Elle s’attaque à la base légale qui encadre les mesures très strictes du gouvernement. Une base légale jugée inappropriée écrit l’Avenir et puis les droits à la vie et à la santé n’ont pas été respectés dit Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

A ses yeux, le personnel médical et les résidents de maisons de repos ont été abandonnés, livrés à eux-mêmes au début de la crise.

La Belgique n’a donc pas brillé, mais elle n’est pas la pire.

Dans certains pays la crise a été instrumentalisée. Un moyen pour plusieurs dirigeants de consolider leur pouvoir explique le quotidien qui prend comme exemple la Hongrie.

Une crise qui a aussi creusé les inégalités. Les populations déjà vulnérables le sont encore plus stipule le rapport. C’est le cas des réfugiés, demandeurs d’asiles, personnes isolées, travailleurs informels. La conclusion de ce rapport est d’ailleurs sans appel. Seule une certaine coordination peut permettre de s’en sortir.

Mais voilà, depuis le début de la crise, nombreux sont ceux qui ont joué la carte de l’intérêt national. Preuve en est, écrit l’Avenir plusieurs pays comme les États-Unis ont sorti les billets pour acheter un maximum de vaccins.

Les autres n’ont que les restes, la crise nous a donc appris une chose dit le rapport. Le monde est incapable de coopérer face à des difficultés internationales

La revue de presse de Benjamin Verpoorten

 

 

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