Revue de presse : personne ne peut se penser seul en son île

Après la pression pour assouplir les règles sanitaires du côté flamand, place à la réponse francophone.

 

Flandre : un slogan ne la rend pas véritablement libre

 

Du côté de la Dernière Heure on s’inquiète de reproduire la même erreur qu’il y a un an. Les politiciens n'écoutent plus les scientifiques, surtout au nord du pays où on veut tomber les masques. Et les francophones, comme les experts freinent en se montrant un peu plus prudent...

Le Soir affirme : quand il s’agit du Covid, aucun continent, aucun pays, aucune région n’est totalement isolé des autres. Personne ne sera libre sur son île. L’oublier c’est être vite rattrapé par la réalité. A chaque fois, les autorités de tous les pays sont confrontés aux mêmes questions. Autrement dit, ca n'est pas parce qu'on décrète la Flandre "libre" dans un slogan que la Région l'est véritablement . Ce n'est pas parce qu'on le dit, qu'on est sanitairement hors de cause;

La Flandre plastronne à 90% de vaccination : la Belle affaire ! Le taux de vaccination en Afrique oscille entre 3 et 6%. rappelle le Soir. Au Congo, 0,1% de première dose, dit l'édito, 0,02% pour les 2 doses. Faut-il encore rappeler avec le Soir que plus le virus circule, plus grand est le risque de mutation ?

 

 

Les enfants, dupes de la liberté des adultes ?

Pourtant, en Une, la presse flamande poursuit sa liste des mesures qui semblent devenir intenables pour les citoyens. Maintenir des règles de quarantaine, à l'école? Ca n'est plus tenable, lit-on en Une du Standaard. Les adultes font ce qu'ils veulent, coronapass en main, et les étudiants, les écoliers, eux, se trouvent contraints de rester à domicile parce qu'un cas contact a été repéré dans leur classe. La réponse des experts ? Forcément, c'est frustrant et injuste. Mais l'impact et la présence actuelle du virus dans les milieux scolaires n'est pas le fait des experts. C'est la conséquence, dit Steven Van Gucht, des assouplissements. Forcément le virus circule, et forcément, il circule plus chez les enfants non vaccinés.

Notons que la Belgique n'est pas seule à s'interroger sur la situation des plus jeunes. En Une ce matin, le Temps en Suisse se penche aussi sur la question. Depuis la fin des vacances, le nombre de cas de Covid détecté chez les moins de 10 ans n'a jamais été aussi élevé. Jamais autant testé non plus admet le quotidien, et c’est là toute la difficulté.

Les jeunes sont pris en otage écrit le Laatste Nieuws qui poursuit "les enfants sont les dupes de la liberté des adultes". Le quotidien propose tout de même un aménagement de la quarantaine scolaire : si un élève qui a cotoyé un cas positif présente un test négatif il devrait pouvoir se rendre à l'école.

 

 

 

Le gout de la fin ?

 

Une voix un peu plus rassurante, peut-être, est à lire dans le Morgen. Pour Tom Wenseleers, biostatisticien, nous sommes en train de vivre la dernière grande vague de contaminations. Cela ne signifie pas qu'après le covid aura disparu. Ca ne veut pas dire qu’il ne sera bientôt plus qu'un souvenir mais pour ce chercheur la dernière vague est en train de se jouer, principalement avec les non-vaccinés.

Cette hypothèse rejoint aussi l'idée du Soir : nous pourrions éviter de nombreux décès si les vaccins étaient mieux utilisés. Comprenez, s'ils étaient mieux distribués puisque ce qui compte c'est de vacciner les gens là où le virus circule vite. Vous aurez compris que le chercheur pense qu'il serait préférable que le virus ne se réplique et qu'il ne mute. Mieux vaudrait donc diffuser le vaccin à l’échelle mondiale.  

 

 

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