Revue de presse : " On ne badine pas avec les règles"

La presse revient en long et en large sur les nouvelles mesures prises par le Conseil national de Sécurité.

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« Les politiciens ont plus peur des électeurs que du virus »

Des mesures qui selon le Morgen ne seront pas suffisantes, c’est ce qui ressort des propos de tous les virologues interrogés par le journal.

Parmi eux il y a le désormais célèbre Marc Van Ranst qui n’hésite pas à affirmer que les politiciens ont plus peur des électeurs que du virus.

Pour le virologue flamand, les mesures adoptées hier ne sont pas suffisantes pour éviter une deuxième vague de Covid 19.

Selon tous les experts, il fallait réduire la bulle de contact de 15 à 10 personnes.

 

Les politiques n’auraient donc pas suivi les recommandations des scientifiques.

Pour conserver nos libertés, il faut respecter les mesures de sécurité

Si le ton du côté de Marc Van Ranst se veut inquiétant, du côté de la presse francophone, on préfère souligner le serrage de vis de la Première Ministre.

Ce ne sont pas des conseils ce sont des consignes

Les termes de la Première ministre sont repris dans la Libre Belgique mais aussi dans l’Echo pour qui on ne badine pas avec les règles.

 

Un ton ferme car il faudra les respecter ces consignes si on veut espérer stopper la nouvelle propagation du virus.

 

Car comme on peut le lire dans plusieurs journaux, avant de faire un pas en arrière dans nos libertés, il faut faire respecter les consignes actuelles.

 

Le déconfinement est donc en pause mais pas encore en marche arrière écrit le Soir, pour qui il s’agit là d’un coup d’arrêt.

Les maïeurs ont les clés

Pour y arriver, la lutte passera par les bourgmestres

 

Les bourgmestres boucliers du Covid titre l’Avenir. Pour le quotidien ce sont les maïeurs qui ont les clés.

 

C’est au niveau local que se fera la lutte et les Bourgmestres, adoubés par la Première Ministre, reçoivent les quasi pleins pouvoirs pour terrasser le virus.

 

Mais déjà les questions se posent.

 

N’est-ce pas dangereux de placer autant de responsabilité chez un seul homme ou une seule femme ? Et surtout autant de pouvoir.

 

En Flandres en tout cas, les responsables communaux ont déjà reçu un guide. Ce guide flamand va jusqu’à prévoir le confinement de certains quartiers ou même l’appel à l’armée !

 

L’ombre de Bart De Wever plane, écrit l’Avenir.

 

Mais attention, il faudra l’aval du gouverneur et du ministre de l’Intérieur pour faire appel à nos militaires.

 

Un garde-fou bien nécessaire.

Sensibiliser les jeunes

Le quotidien De Standaard lui s’interroge sur la rentrée scolaire.

Si les chiffres des nouvelles contaminations continuent d’augmenter, il sera difficile d’ouvrir complètement les écoles en septembre titre le quotidien.

 

Pour De Standaard aussi les décisions d’hier ne vont pas assez loin.

 

La presse flamande qui se penche sur les jeunes puisque c’est parmi les 20-30 ans que le virus circule pour l’instant.

 

C’est donc vers eux que doivent se tourner les messages de sensibilisations. Des messages qui doivent être créatifs et amusants.

Les pensions au cœur des tensions N-VA et PS

Enfin, la Libre Belgique se penche aussi sur le travail du duo Magnette De Wever.

Pendant que le Covid se répand les deux présidents tentent de tracer leur chemin ensemble main dans la main.

Et ce n’est pas gagné, le quotidien fait le point sur les dossiers sensibles qui pourraient faire achopper les discussions et il y en a.

La liste de leurs divergences est plus longue que la liste de leurs convergences écrit La Libre. Les discussions entre PS et N-VA coinceraient déjà sur la pension minimale.

 

1500 euros net par mois pour le PS, même chose pour les nationalistes mais… en brut.

 

Un écart de taille, à l’image du défi qui attend les deux hommes.

 

 

 

 

 

 

 

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