Revue de presse : Luc Partoune, patron de l’aéroport de Liège, licencié pour faute grave

Les journaux titrent ce matin sur deux affaires : l’une au sud du pays, l’autre au nord.

Luc Partoune, patron de l’aéroport de Liège, licencié pour faute grave

Une affaire wallonne qui se passe à Liège. 

Luc Partoune, patron de l’aéroport de Liège, est licencié pour faute grave. 
C’est une des ramifications de l’affaire Nethys, dont non n’a visiblement pas fini de parler. 
Dernier épisode en date, hier soir : le conseil d’administration s’est réuni en urgence pour prendre cette décision, à l’unanimité. 
Des notes de frais sans justificatifs, des missions de consultances accordées sans passer par un marché public, des faits de corruption : voilà quelques unes des infractions épinglées par la presse. 

Et à la clé, donc, ce licenciement de Luc Partoune, CEO de l'aéroport de Liège. 
 

 

Pourquoi la députée Sihame El Kaouakibi a-t-elle touché 50 000 euros ?

 

La jeune députée flamande Sihame El Kaouakibi aurait reçu 50.000 euros du parti libéral flamand pour lancer sa carrière politique. La raison avancée tient au fait que la jeune femme n’est pas du monde politique à la base. Elle s’est fait une réputation à travers son asbl Let’s go Dance, très active à Anvers, où elle promeut la dance, hip-hop break dance et autre, auprès des jeunes.

L’Open VLD voulait la lancer en politique, d’où ce versement de 50.000 euros à l’une de ses sociétés pour par exemple, réaliser des clips vidéo, ou des messages sur les réseaux. Une révélation embarrassante pour le parti. Même si, comme l’explique un politologue de la KU Leuven dans de Morgen, ce n’est pas vraiment illégal. C’est une pratique courante.

Un parti paye généralement 85% des dépenses de campagne d’un candidat.

Mais cela provoque des jalousies au sein du parti, parce que tous n’ont pas bénéficié des mêmes largesses.

On rappelle que l’Open VLD se vante d’être le parti de la "Goed Bestuur", bonne gouvernance.

Le problème aussi, Sihame El Kaouakibi c’est qu’a été épinglée il y a quelques jours pour des soupçons de fraude au sein de son asbl. Une affaire de subside indûment perçu. Une enquête est donc en cours.

 

La Belgique hors la loi

Une carte blanche publiée par 18.500 avocats du pays exigent un cadre juridique clair, solide, pour les mesures corona.

Cette fois c'est du lourd (...) L'heure est à donner de la légalité à l'action du gouvernement.

lit-on dans Le Soir.

On ne peut plus décider par simples arrêtés ministériels. C'est une situation "hors la loi". L'urgence des débuts est passée. Il faut maintenant un retour au débat parlementaire, démocratique. Ce sera une façon de préserver l'action du gouvernement, dit le quotidien. Parce que ce sera un rempart contre le complotisme. Comme l'écrivent les avocats dans leur carte blanche :  

le manque de légitimité crée un sentiment d'injustice et d'arbitraire, soit un cocktail explosif et un terreau fertile pour le populisme et le complotisme. 


La Libre Belgique va dans le même sens que Le Soir, et que les avocats, auteurs de la carte blanche.  


"Clairement, cela ne va pas". "Un an après le début de la pandémie, l'excuse de l'urgence ne tient plus". Il faut faire voter les mesures par le pouvoir législatifs et les soumettre au conseil d'Etat. "Restons prudents sur le plan sanitaire, et soyons vigilants sur le plan démocratique", conclut l'éditorialiste de La Libre Belgique. 
 

Réécouter la revue de presse d'Aline Goncalves

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