Revue de presse : libération entre espoir et crainte

Dans la presse un constat est largement partagé par vos journaux. Ce week-end a offert "comme une bouffée d’air frais".

L’évasion en terrasse

"Comme une bouffée d’air frais", c’est le titre en Une de l’Avenir.

Titre pour noter qu’un peu partout à travers le pays, on a savouré ce week-end et les terrasses.

L’occasion de refaire le monde autour d’un verre. L’occasion de laisser aussi l’esprit s’évader, note l’Avenir.

Les terrasses rouvertes, notre petit doigt nous dit que les règles sanitaires en ont parfois pris un coup, écrit l’Avenir. Tant pis ou tant mieux, ce fut en tous les cas le week-end des bonnes nouvelles. Signe qu’il n’aura fallu qu’un verre en terrasse pour retrouver l’enthousiasme, conclut cet édito.

Parfois, cela a mené à quelques dérapages, des rassemblements géants et alcoolisés.

La presse, le Soir, notamment, l’illustre en Une. Avec ce cliché pris à Bruxelles, place Flagey, samedi soir à Ixelles. Mais le quotidien le constate aussitôt : "si elles ne se reproduisent pas, les festivités du week-end ne devraient pas faire déraper l’épidémie."

" Entre espoir et crainte "

Nombreux, alors, sont ceux qui attendent avec impatience le prochain assouplissement. Le Codeco, c’est demain, mais, déjà, le Nieuwsblad détaille déjà le plan de sortie ébauché pour la Flandre.

Jan Jambon envisage de pouvoir adoucir les règles chaque mois :

  • Juin, l’Horeca.
  • Juillet, les évènements culturels en salle.
  • Août, les grands festivals.

Selon ce plan, on devrait finalement retrouver une vie normale à partir du mois d’octobre.

Cela fait tout de même hésiter certains experts et nous voilà, dit la Gazet Van Antwerpen, nous voilà "entre espoir et crainte".

Attention préviennent certains spécialistes, attention à ne pas se montrer trop optimiste, trop vite.

Des évènements comme Tomorowland ou le Pukkelpop sont des festivals qui rassemblent des milliers de spectateurs. Pas sûr que ce soit le plus prudent, alors que nous ne sommes pas encore tout à fait sortis de la zone de turbulence.

 

Libération sans précipitation

Attention, justement, prévient le Soir, pas de précipitation. Ici si nous ne sommes plus le cancre de la classe pandémique européenne, c’est aussi parce qu’au cours du printemps des assouplissements ont été reportés.

Pour les semaines qui viennent, les autorités ont tout intérêt à créer l’adhésion plutôt que des barricades. Et pour y parvenir, c’est un travail au long cours. Un lien fragile qu’il faut entretenir.

Il serait dommage, écrit encore le Soir, de voir s’effilocher ce lien et de transformer les rassemblements illégaux ou festifs en haut lieu de la résistance aux autorités. Bref, laisser le ras-le-bol se transformer en barricade ne serait sans doute pas très judicieux.

A chacun de se montrer à la hauteur de son rôle. Aux autorités de naviguer au plus juste et aux fêtards (nous le sommes tous un peu à notre manière) aux fêtards de montrer qu’ils méritent mieux que d’être traité comme des enfants.

 

 

Le coronapass en passe de devenir un vrai casse-tête

D’ici l’été, justement, il y a un autre dossier à régler, c’est celui du Coronapass.

Et là aussi, la presse se penche sur cette question.

Parce que justement pour les grands évènements du mois d’août, le plan flamand de détente prévoit qu’il faudra être en mesure de présenter un coronapass.

C’est ce qu’annonce la Libre en Une, le coronapass, pour sauver les grands évènements.

Tomorrowland ou Grand Prix de Francorchamps et c’est une course. Une course contre la montre qui s’engage pour que ce document soit mis en place d’ici l’été.

Le Standaard calcule qu’il reste 15 jours aux dirigeants européens pour surmonter tous les obstacles, parce que c’est aussi une course d’obstacles.

Et qu’elle se pratique avec une équipe de 27 États membres. Vous avez l’image en tête, C’est comme si les 27 courraient ensemble et devaient aussi ensemble franchir les barrières.

Sans quoi ? Sans quoi, les Etats devront établir des accords entre eux en bilatéral. Et là, conclut le Standaard, le méli-mélo de reconnaissance entre Etat risque de provoquer un fameux cafouillis.

Réécouter la revue de presse de Matin Première

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK