Revue de presse : les terrasses, futur moteur d’une révolution ?

On n’arrête pas, on n’arrête plus de parler des terrasses, c’est devenu le nouveau sujet à la mode du Covid dans la presse.

Le temps des terrasses ?

Comme il y a eu un temps, les coiffeurs.

Comme il y a eu un temps, le télétravail.

Comme il y a eu les gestes barrières, les unités de soins intensifs, l’app coronalert, l’enseignement en distanciel.

C’est le sujet qui aura fait toute l’actualité de cette deuxième semaine de vacances : les terrasses. Désormais, vos journaux abordent la question de désobéissance civile, cette idée que sous certaines conditions de non-violence et de publicité, le citoyen désobéit volontairement à une loi pour en dénoncer son application.

Eh bien nous y voilà, à l’aube ou à la veille de ce que Sudpresse a décidé d’appeler la " révolution des terrasses ".

La presse joue un peu la dramatisation puisqu’on a déjà eu droit à l’identification d’un point de rupture (le 1er mai) puis le constat d’un gros malaise dans l’Horeca, ensuite, les risques de fronde. Enfin la bataille des terrasses, et cette fois, la révolution, avec un air de "no passaran" qui souffle sur tout cela.

La loi s’impose, même aux bourgmestres

Une question anime la presse : que doivent faire les bourgmestres qui verront le 1er mai des terrasses s’ouvrir sur leur territoire ?

La désobéissance civile guette dit l’Avenir. Des PV pourraient être dressés, constate le quotidien.

Et du reste, même s’ils affirment ne pas pouvoir faire grand-chose pour contenir les velléités du secteur, les bourgmestres ne peuvent interdire à la police de dresser ces procès-verbaux.

Parce que, explique l’Echo, la loi s’impose, même aux bourgmestres.

Eux-mêmes s’exposent donc à des poursuites s’ils ne font pas respecter cette loi. Le quotidien qui le précise bien, le collège des procureurs généraux a donné des directives précises. Les infractions Covid sont parmi ces priorités.

Le constat du Soir, c’est que dans cette affaire d’Horeca, ce sont finalement les bourgmestres qui sont rappelés à l’ordre.

Et le quotidien en édito, s’interroge. Mais comment faire pour ramener le désir de rébellion dans sa boîte ? Comment recréer cette solidarité globale qui s’est désagrégée ? Etonnant, d’ailleurs de constater cette rébellion belge, quand la France, patrie des gilets jaunes, accepte sans broncher des consignes autrement plus lourdes que les nôtres.

Un projet de pipeline qui menace de grandes zones de nature

A la Une du Standaard, la construction d’un pipeline qui menace des centaines d’hectare de nature. Une série de pipelines, une bande de 45 mètres de large sur plusieurs dizaines de kilomètres devrait voir le jour entre le port d’Anvers, et la région de la Ruhr, en Allemagne en passant par les Pays Bas.

Si ça ne vous paraît pas très parlant, le Standaard utilise une image. C’est comparable à une autoroute qui compterait 2 fois 6 bandes de circulation. Il y a trois itinéraires possibles, explique le quotidien, mais tous les 3 imposent de défricher entre 340 et 420 hectares de forêts, de prairies, bref, de grandes zones de nature.

Selon le secteur pétrochimique, cette construction est nécessaire pour assurer l’avenir de la pétrochimie en Belgique. Et puis, il y a des avantages. Tout ce qui transite par ces tuyaux ne devra plus transiter par camion.

Le projet initial a été accepté par le gouvernement flamand. Il va maintenant être soumis aux communes concernées.

 

 

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