Revue de presse : les semaines de vérités approchent pour le gouvernement De Croo

C’est évidemment la mort de Jean-Paul Belmondo qui fait la Une de la presse.

Itinéraire d’un monstre sacré, pas tellement tracé

 

Bébel fait la Une évidemment, Impossible d’y échapper. Des photos de lui, en première page de tous les quotidiens, y compris dans la presse flamande. Un encart, une demi-page, parfois une page entière comme pour les journaux du groupe Sudpresse qui lui consacrent une édition spéciale, ou la Libre qui titre "Itinéraire d’un monstre sacré".

Un itinéraire qui n’était pas tout tracé, c’est ce que nous rappelle le Figaro dans son édito. "C’était l’acteur le plus fantaisiste, le plus attachant, le plus populaire du cinéma français. Une légende. Elève dissipé au Conservatoire, ses professeurs lui donnaient peu de chances de réussir. Il ne prenait rien au sérieux, s’était fait casser le nez sur un ring. Il entra au cinéma comme un gangster dans une banque : par effraction".

Le quotidien français dit encore de lui que c’était "l’un des derniers gentlemen du cinéma français".

 

 

Comment Alexander De Croo va-t-il gérer ses troupes ?

Les éditorialistes se penchent aussi sur l’action du gouvernement fédéral.

Et pas vraiment pour en dire le plus grand bien, prenons la Libre par exemple. Le quotidien commence par rappeler l’importance des dossiers à traiter par le gouvernement fédéral : pensions, climat, crise sanitaire etc.

"Ces dossiers requièrent une concentration maximale de tous les responsables, qui doivent faire preuve de sérénité, rigueur, sang-froid pour trouver des solutions durables, équilibrées, solidaires, finançables". Or c’est tout le contraire qui se passe, à en croire La Libre. Certains prennent un malin plaisir à "mettre des bâtons dans les roues de cette équipe qui n’avance déjà que cahin-caha vu sa composition hétéroclite."

L’éditorialiste pointe trois éléments qui perturbent cette rentrée.

D’abord ce qu’il appelle "les transes médiatiques de Georges-Louis Bouchez", le président du MR. Si ces sorties incessantes contribuaient à le rendre populaire ou profitaient à son parti, "on pourrait – encore – y trouver une justification. Ce n’est pas le cas. A quoi sert donc ce déchaînement médiatique ? Il confond agitation et communication. Pitié", implore le quotidien.

Ensuite, le PS. La Libre estime que le parti fait preuve d’amateurisme quand sa ministre des pensions choisit de présenter ses idées sans concertation. Pas plus de clémence envers Ecolo dont La Libre dit que le parti dérive, hésitant entre la ligne environnementale et la ligne communautariste, identitaire.

Et l’éditorialiste semble plaindre le Premier ministre qui "va devoir faire preuve d’un courage fou pour gérer cette classe dans laquelle les calculs politiciens priment souvent sur l’intérêt général".

 

Le compte à rebours est lancé

D’autant qu’il reste peu de temps pour faire passer des réformes. C’est Het Nieuwsblad qui le dit.

Les semaines de vérités approchent pour le gouvernement De Croo. Va-t-il faire passer des réformes ou va-t-il repousser les problèmes comme tant de gouvernements avant lui ? L’heure tourne.

Une législature dure 5 ans. Mais tous les politiciens savent qu’il n’y a en fait qu’une courte période pendant laquelle vous pouvez vraiment décider de réformes radicales. Et dans le cas de cette équipe, on a déjà perdu un an en négociations gouvernementales. Et puis un an à gérer la crise sanitaire. Du coup, c’est maintenant qu’arrivent sur la table tous les dossiers sensibles :

On en a déjà cité quelques-uns, mais on pourrait encore pointer l’énergie, les réformes fiscales, ou le marché du travail.

Des dossiers qui sont en fait liés entre eux. C’est à la fois une bénédiction et une malédiction, dit Het Nieuwsblad.

Comme il y a beaucoup de dossiers sur la table, ça laisse la possibilité à chaque formation d’obtenir des choses (et aussi d’en perdre).

Un grand accord global, c’est une possibilité. Même si ça nécessitera une grande agilité politique de la part du Premier ministre.

L’autre option, c’est l’immobilisme total. C’est là aussi un scénario tout à fait probable. En gros, "c’est tout ou rien", dit l’éditorialiste.

L’heure tourne. Dans une centaine de jours, ce seront les vacances de Noël. Et la période pendant laquelle ce gouvernement peut vraiment faire la différence, cette fenêtre sera pratiquement refermée.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK