Revue de presse : les présidents de parti ont-ils trop de pouvoir ?

On devine que les journaux reviennent ce matin sur l'"affaire" Georges Louis Bouchez.

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La toute-puissance des présidents de parti

Georges Louis bouchez restera bien président du MR.

Les journaux ont bouclé avant que de savoir que les parlementaires MR le maintenaient à son poste. Puisque cette décision est tombée vers 2 heures du matin.

Mais les quotidiens commentent malgré tout l’affaire.

Et notamment L’Echo qui a un propos intéressant.

Cette affaire a eu au moins un mérite, c’est de montrer la toute-puissance des présidents de parti en Belgique.

L’Echo cite Georges Louis Bouchez lui-même. Il y a quelques mois, il disait ceci :

En Belgique, je ne vois pas trop ce qui procure plus de pouvoir que la présidence d’un grand parti.

 

Et L’Echo lui donne pleinement raison. Il est là le problème : dans ce pays, les présidents de parti concentrent un pouvoir fou entre leurs mains. Ils nomment leurs ministres, mais ils valident aussi la composition des listes électorales. Ils ont donc la possibilité de faire ou de défaire la carrière de leurs troupes.

 

Ce n’est pas tout. Ils donnent aussi les consignes de vote à leurs parlementaires, souvent réduits au rôle de presse-bouton.

Sans oublier leur influence sur les nominations aux postes clefs dans l’administration.

On parle ici d’un système qui dépasse le fonctionnement du seul MR.

Peut-être dira-t-on finalement merci à Georges Louis Bouchez, dit l’Echo.

Merci d’avoir par ses bourdes, mis en lumière les excès d’une particratie malsaine.

Cela permettra peut-être de lancer un débat sur cette question.

 

Les chiffres du Covid ne cessent de grimper

Les indicateurs ne sont pas bons.

Toute la presse le souligne : le nombre d’infections, le nombre d’hospitalisations, et aussi le nombre de morts sont chaque jour plus élevés.

Le Soir appelle le nouveau gouvernement à accoucher urgemment de sa stratégie Covid et à s’adresser à sa population. Mais attention, il ne faut surtout pas se louper dit le quotidien.

La nouvelle équipe a un atout, c’est la nouveauté de sa prise de parole sur ce sujet. Mais elle sera cruciale, parce que pour Le Soir, on n’a pas vraiment deux fois l’occasion de faire bonne impression et d’être impactant.

Het Nieuwsblad aussi estime qu’il est temps d’agir avant que la situation ne déraille.

Le gouvernement doit oser prendre les mesures nécessaires.

Mais ce qu’il faut par-dessus tout, dit Het Nieuwsblad, c’est de la solidarité.

Et en la matière, le maire d’Alost a donné hier le pire exemple. Il ne veut plus que ses hôpitaux accueillent des patients venant d’hôpitaux bruxellois surchargés.

 

Il a déclaré :

Il y a des limites à la solidarité médicale

 

Et là l’éditorialiste n’est pas du tout d’accord.

Il ne devrait y avoir aucune limite à notre solidarité pour contenir le virus. Ça ne devrait pas être remis en cause, et certainement pas par un politicien.

 

Au risque de voir cette attitude déteindre sur la population, qui pourrait se dire "moi d’abord et les autres peuvent crever."

 

 

 

 

 

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