Revue de presse : "les paramètres vitaux de la planète s’enfoncent dans le rouge"

En une, l’urgence climatique est, une fois de plus, déclarée.

 

"Notre planète arrive en bout de course"

Et l’on vient à se demander combien de fois encore cette urgence sera déclarée.

Ce matin, c’est le Morgen qui agite le drapeau à damier : notre planète arrive en bout de course.

Il serait sérieusement temps de penser à freiner. Car – écrit le Morgen, ignorer le changement climatique créera des souffrances inavouables.

Si l’on en doute, l’Echo se montre – ce matin – très pédagogique. En relayant l’appel de 13.000 scientifiques, le quotidien explique : les paramètres vitaux de la planète s’enfoncent dans le rouge.

Exemple ? La production de viande.

Il y a – désormais – plus de 4 milliards de têtes de bétail sur tête. Et ce chiffre est en augmentation. Alors que l’on sait le poids et l’impact négatif que cette production à sur les ressources planétaires.

Exemple, encore ? La forêt primaire amazonienne qui n’en peut plus de disparaître. Plus d’un million d’hectares détruit chaque année.

Et cela continue ainsi tout au long des 18 critères, des 18 indicateurs de la dégradation des équilibres planétaires. Tout au long des 18 signes vitaux.

Le courage des décisions désagréables

Et puis ? Qu’en dire ? Qu’en faire de ce constat, de ce cri d’alarme ?

On peut désespérer, se morfondre, l’oublier.

Ou, bien, propose l’Echo en édito, ou bien l’on s’en saisit de ce constat et l’on accepte l’idée d’un changement nécessaire.

Ce ne sera sans doute pas simple, il va falloir en lever pas mal des tabous et ceux qui doivent le faire, ceux qui doivent forcer l’Humanité à se contraindre, ceux-là, précisément, ce sont nos décideurs.

C’est peut-être, c’est sans doute, tout le nœud de la problématique qui est là résumé.

Il revient aux élus de prendre des décisions désagréables pour nous dans l’immédiat mais qui sur le long terme peuvent faire la différence.

Car de quoi parle-t-on ?

D’abandonner sa voiture, d’en préférer une plus petite, de rouler moins vite et moins souvent.

D’arrêter de voyager loin, en avion et de préférer le train.

Manger moins de viande, accepter de payer plus.

Habiter des logements plus petits, plus compact.

En finir avec la "4 façades", si chère à nos contrées.

Un programme politique dont on devine qu’il n’est pas simple à vendre.

Les plus fragilisés, encore les plus touchés

Le Morgen le constate. La pandémie a peut-être réduit quelques déplacements. Mais elle a eu finalement assez peu d’impact sur l’émission de substances nocives.

En d’autres termes, dit le quotidien, si nous voulons éviter que le nombre de catastrophes naturelles continue d’augmenter, il n’y a pas mille chemins. Nous avons besoin de mesures fermes, de décisions structurelles.

A ce sujet, encore et en une aussi, le Soir lui constate que les plus touchés par les inondations de ce mois sont aussi les plus précaires.

Dans la vallée de la Vesdre, le drame, ce sont les plus fragiles qui l’ont affronté de plein fouet. Pour ceux-là, le quotidien plaide pour une mobilisation générale. Car les inondations, écrit le Soir, sont aussi un tsunami social. Immigrés, fils d’immigrés, personnes isolées, petits pensionnés, familles sans revenu.

Tous sont remarquables de courage et de détermination, mais plus jamais et plus que d’autres, dit le Soir, ils ont besoin d’aide. Ils s’interrogent aussi sur l’avenir. Doivent-ils déménager ? Oui, mais pour aller où ? Combien cela coûtera-t-il ?

Le Morgen presque en écho adresse sa réponse aux autorités.

Inutile d’aller dépenser l’argent en reconstruisant les écoles, les maisons les magasins détruits au même endroit.

Inutile d’aller adapter le littoral en prévision de la montée des eaux.

Il est bien plus urgent de s’attaquer aux problèmes qu’aux symptômes.

Nous n’avons plus le temps de flâner autour d’un débat sur une usine à gaz ou sur les règles de mise en œuvre d’un Green deal, plus l’occasion de discuter quel niveau de pouvoir est proprement compétent.

L’heure est à l’urgence, sans quoi, d’ici peu, nous nous retrouverons tous ensemble et pour longtemps, dans l’eau jusqu’au cou.

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