Revue de presse : " Les mesures bulldozers contre le virus, plus personne n’en veut… Cela fait trop de dégâts. "

C'est presque devenu une tradition : la presse essaye de deviner les changements de règles prévu pour le CNS de ce mercredi.

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Une du journal l’Avenir. © Gopress
Une de La Libre Belgique. © Gopress
Une du quotidien flamand Het Laatste Nieuws. © Gopress
Une du journal Le Soir. © Gopress

Premier essai, Le Soir, qui annonce la fin de la quatorzaine et la fin aussi de la bulle des cinq.

L’idée générale, explique Le Soir, c’est de "remotiver la population."

Même hypothèse à la une de Het Laatste Nieuws. " La bulle des 5 disparaît ", prédit le quotidien.

Il faudrait dire " disparaîtrait ", ou " pourrait bien disparaître ", mais peu importe. La bulle a éclaté, et à la place, c’est un nouveau code couleur que proposent les experts. De vert à rouge, en passant par jaune et orange. Vert, aucune limitation. Rouge, aucun contact autre que la sphère familiale directe. Entre les deux, les degrés jaune et orange, où le nombre exact de personne varierait en fonction de la diffusion du virus.

 

Surtout, et puisque tout cela doit encore officiellement être décidé dans la journée, La Libre le note en une :

" Les mesures bulldozers contre le virus, plus personne n’en veut… Cela fait trop de dégâts. "

C’est Peter Piot, microbiologiste, qui s’exprime.

Désormais il faut une gestion rationnelle et adaptée du Covid.

En édito de la Libre, cela devient : " Il faut vivre avec le virus. "

Ce n’est ni une révolution, ni une grande fête de prévue, mais le CNS du jour pourrait donc nous amener quelques assouplissements dans les règles.

 

L’enquête se poursuit sur le blanchiment d’argent par les banques

 

Ce matin au centre de l’attention, il y a ING Belgique. La banque belge a servi d’intermédiaire à de nombreuses transactions suspectes vers des paradis fiscaux, ou depuis ces paradis vers ailleurs, explique Le Soir, en une. Et il n’est pas le seul. Le quotidien flamand De Tijd embraye lui aussi sur ces révélations en mentionnant cet exemple :

L’argent d’une société de jeux illégaux a transité vers une société " boite aux lettres ", une société bidon, installée dans les îles vierges. De là, l’argent est passé sur des comptes ING pour être ensuite rapatrié aux Etats-Unis.

La banque se défend : " Nous avons mis fin à certaines relations avec d’autres banques qui ne respectaient pas nos règles. "

 

Le problème, explique De Tijd, c’est qu’ING dispose de compte qui, entre autres services, autorise l’organisation de transactions en dollars. Des services qui impliquent donc un risque élevé de blanchiment.

 

L’autre une qui concerne les banques, rien à voir avec l’enquête " FinCEN FILES ", c’est la une de l’Avenir qui constate que les frais bancaires pénalisent les aînés. Ce n’est pas parce qu’à partir de 70 ans les frais pour un virement augmentent, mais plutôt parce que les seniors moins formés au digital sont pénalisés quand ils passent des virements papiers.

 

La presse revient sur la crise politique

 

" Une dernière chance pour VIVALDI ", dit le Morgen.

 

Georges-Louis Bouchez mettra-t-il de côté ses objections de fond ? Il ne semble pas y avoir beaucoup d’espace pour faire bouger les lignes, constate encore le quotidien flamand.

 

Toute la question est de marier l’eau et le feu, note La Libre en une. L’eau pour Sophie Wilmès, qualifiée aussi de Belle, et le feu pour Georges-Louis Bouchez affublé lui de l’autre partie, la Bête.

 

La Libre diverge ensuite en page intérieure sur plusieurs sujets : Faut-il maîtriser parfaitement la langue de l’autre communauté pour pouvoir négocier ? Faut-il en somme être bilingue ?

Ce n’est pas un prérequis obligatoire. Autour de la table, traditionnellement, chacun parle sa langue mais dans cette déclaration sous couvert d’anonymat : " Si on en vient à lui reprocher cela, c’est qu’il a beaucoup d’autres problèmes non résolus. " On ne va pas les lister ici…

 

Ce mercredi, c’est le retour d’un énième jour-J. Avec, comme il se doit, une " heure de vérité ", c’est l’expression du Standaard. D’ici à ce que les deux préformateurs sortent de chez le Roi Philippe, les augures vont avoir pas mal de boulot.

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