Revue de presse : "les 6 années de prison n’ont pas changé Salah Abdeslam"

Les journaux reviennent sur les premières déclarations de Salah Abdeslam au procès des attentats de Paris.

La presse commente les prises de parole de Salah Abdeslam

"Je suis un combattant de l’état islamique", c’est l’une des phrases qui s’affiche en une de la Libre, du Morgen, du Standaard ou du Het Laatste Nieuws.

"J’ai été traité comme un chien durant 6 ans", une déclaration que l’on retrouve en une du Soir, de Sudpresse et dans les colonnes de l’Echo.

Et chaque fois, ces mots sont accompagnés d’une même photo ou plutôt d’un même croquis.

Salah Abdeslam, debout, menotté, visage découvert.

La presse dit qu’il n’a pas pratiquement pas changé en 6 ans. Il a juste les cheveux longs, coiffés en arrière et une barbe fournie.

Abdelslam, djihadiste convaincu

Le dernier survivant du commando des attentats semble avoir marqué les esprits. Il a fait le show estime Het Laatste Nieuws et il n’a pas eu peur du regard des victimes et de leurs proches, ajoute le Standaard.

Ces premiers mots ont donné le ton : "d’abord, je tiens à témoigner qu’il n’y a pas de divinité à part Allah. Et que Mohamed est son serviteur et son messager"

Voilà qui démontre une nouvelle fois qu’Abdeslam est un djihadiste convaincu qui ne doute pas de ses actions analyse le Standaard.

"Ces 6 années de prison n’ont pas changé l’homme" complète le Morgen.

L’Echo et le Soir y voient eux une attitude provocatrice, cela a perturbé le premier jour du procès ajoute la Libre.

Et Abdeslam n’en est pas resté la, il a refusé de citer les noms de ses parents comme réclamé par le président.

Pour le Soir, Salah Abdeslam montre ainsi qu’il rejette la justice des hommes, pour lui, la seule justice est celle d’Allah.

Quand il s’est plaint sur ses conditions de détention, Abdeslam a indiqué n’avoir rien dit jusqu’ici car il sait qu’après sa mort, il sera ressuscité et que ceux qui l’ont détenu et jugé devront rendre des comptes.

Une attitude plutôt agressive et assumée qui tranche avec celle des autres accusés constate le quotidien Het Laatste Nieuws.

Plutôt humbles et coopératifs, ils ont consciencieusement répondu à toutes les questions relate le journal flamand.

Le gouvernement wallon va indemniser tous les non-assurés des inondations

La presse a aussi une bonne nouvelle pour les sinistrés des inondations. Le gouvernement wallon va indemniser tous les non assurés.

C’est l’Echo et la Libre qui l’annoncent. Des réunions sont encore prévues pour savoir comment et à quelle hauteur.

De son côté, Elio Di Rupo avance une première piste, environ le prix d’une maison ouvrière neuve soit entre 100.000 euros et 140.000 euros, le gouvernement doit encore trancher.

Mais il devrait bien avoir une aide et selon le socialiste, cela aidera entre 2000 et 4000 personnes.

Elio Di Rupo se montre aussi très clair, pour la reconstruction, "pas question de bâtir à nouveau en zone inondable" dit-il dans la Libre.

On construira sur des terrains proches pour ne pas déraciner les gens. Le ministre président wallon a profité de cette interview pour tirer un petit coup de gueule.

La Wallonie a un plan de relance que certains critiquent explique Di Rupo dans l’Echo et la Libre. Et ça, ça ne lui plaît pas, "l’Etat n'est pas une vache à lait" dit Elio Di Rupo, qui enchaîne avec une déclaration à la Kennedy. Le Montois invite les personnes qui critiquent à se demander ce qu’ils peuvent faire pour aider la Wallonie.

Pour faire simple, "ne vous demandez pas ce que la Wallonie peut faire pour vous, mais bien ce que vous pouvez faire pour la Wallonie."

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