Revue de presse : le rapport du GIEC enflamme les Unes

Le rapport du GIEC est sorti, la presse le relaye et l’appuie : il y a urgence.
 

Les phénomènes extrêmes vont se multiplier

Un rapport alarmant comme le décrit le Standaard, un rapport illustré de deux manières par nos gazettes.

Soit avec les images d’incendies qui ravagent la Grèce et la Californie, c’est le choix du Soir, du Monde, de la Gazet Van Antwerpen, de l’Avenir aussi.

Soit avec les images des inondations du mois dernier en région liégeoise et en Allemagne, des images que l’on retrouve en une de la Libre, de Libération ou encore du Nieuwsbald.

Le quotidien flamand qui précise que ces inondations seront une fois et demie plus fréquentes à l’avenir.

Les canicules, il y en aura 8 fois plus et ça, c’est le meilleur des scénarios envisagé par le GIEC précise le quotidien.

La Belgique ne sera pas épargnée

Code rouge pour l’humanité, crient en chœur l’Echo, le Belang Van Limburg, le Soir et la Gazet Van Antwerpen.

L’humanité est tout simplement au bord du précipice dit la Libre.

Libé lui préfère le bord du gouffre, mais le message est le même.

Le temps presse, même si, pour l’Avenir, le changement climatique, c’est maintenant car oui, les conséquences sont déjà bien visibles.

La Libre va dans le même sens: fini de parler des effets à venir pour les prochaines décennies. Les bouleversements sont déjà clairement palpables écrit le quotidien.

Et ce temps extrême que l’on commence à bien connaître, ça va devenir la normale.

C’est déjà la normale dit le Tijd et ce n’est pas fini, le réchauffement s’accélère, ça, c’est le Morgen qui l’écrit.

Selon le quotidien flamand, la Belgique ne sera pas épargnée, elle sera victime de conditions plus extrêmes, sécheresses plus rudes, précipitations plus intenses.

Et puis le niveau de la mer va monter poursuit le quotidien.

Les pics que l’on voit tous les 100 ans, nous les verrons tous les 5 ans dit le climatologue Philippe Huybrechts. Il va falloir élever nos digues conclut le professeur de la VUB.

 

Oser agir

Et le Temps en Suisse le rappelle. Ce rapport sort au moment ou les catastrophes se succèdent.

Au moment où les morts se multiplient : 300 décès en Chine, 230 en Inde, 190 en Allemagne, 35 au Niger, 38 chez nous.

Des bilans souvent provisoires et puis il y a les autres, ceux qui ont survécu, mais tout perdu.

Les vies brisées comme l’écrit le Temps et la Libre sont très claires à ce sujet :

La Belgique a des réfugiés climatiques

La souffrance est là et personne n’y échappe conclut le journal suisse.

Un journal qui reste optimiste, cette souffrance ne doit pas nous tétaniser : il faut agir.

Mais nos dirigeants en auront-ils le courage demande le quotidien ?

Le Soir les met en avant, leurs décisions donneront la marche à suivre, mais cela impliquera dans changements de mode de production, de consommation aussi.

Et ça, ce sont des décisions difficiles à prendre, constate le Standaard. Voilà qui met une pression supplémentaire sur un monde politique déjà instable.

Et puis, nos dirigeants ne sont pas les seuls, les entreprises aussi doivent faire des efforts. Nous devons tous le faire. Tout le monde est donc concerné constate la Libre :

L’effort est collectif

Gérer l’après à Liège

En attendant, il faut déjà gérer les conséquences de ce réchauffement chez nous.

En province de Liège, il faut reloger des sinistrés et plusieurs entreprises se mobilisent

7 industriels liégeois proposent un plan B. Une offre commune comme le présente l’Echo.

Un plan alternatif à celui de la société wallonne du logement et son appel d’offres pour fournir 3000 logements de type container.

Pour ces 7 industriels, cet appel risque de ne pas être entendu. Ils proposent donc une autre piste. Une contre-proposition, celle des modules de vie.

Ces préfabriqués peuvent être facilement construits, déplacés, aménagés et surtout, réutilisés par après. Qui plus est, ils peuvent se combiner les uns aux autres pour proposer de plus grands ensembles.

Voilà qui est utile en vue de remplacer les écoles et les magasins.

Pour ces 7 entreprises, ce projet doit être fédérateur, l’appel d’offres, c’est une mise en concurrence

Ce n’est peut-être pas le bon moment, autant s’unir pour s’en sortir.

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