Revue de presse : le pass sanitaire, nécessaire ? La question divise

Le Covid safe ticket se paye encore quelques Unes, un pass qui semble convaincre les vaccinés.

 

Les vaccinés plus favorables à l’utilisation du pass sanitaire

6 vaccinés sur 10 sont pour le pass sanitaire dans l’Horeca, titre le Soir.

Et c’est surtout vrai à Bruxelles détaille le journal qui s’appuie sur les résultats d’un baromètre réalisé par les universités de Gand de l’UCLouvain et de l’ULB.

Au moins 60% des Bruxellois sont plus enclins à étendre l’utilisation de ce Covid safe ticket, dans l’Horeca donc.

Mais aussi pour voyager, pour travailler, pour assister à de grands événements ou encore pour aller à l’école.

Pourquoi ? Probablement parce que la perception du risque sanitaire est plus élevée dans la capitale. Et puis, il y a une peut-être une raison pratique : les vaccinés estiment que ce pass permet de sécuriser les situations à risques mais aussi d’inciter à la vaccination.

Et ça, c’est vraiment ce que ressentent les non-vaccinés, 92% d’entre eux pensent que ce Covid safe ticket est un moyen de pression pour les obliger à se faire piquer.

Par contre, vaccinés et non-vaccinés sont d’accord sur un point : ce Covid safe ticket est une source de conflit potentiel.

 

Pass sanitaire, où, quand, comment ? Les modalités doivent encore être définies

Un gouvernement divisé titre la LibreIl n’a toujours pas décidé où et quand ce pass sera nécessaire.

Pour faire simple dit le journal, à l’heure actuelle on ne sait pas encore qui exactement sera concerné par ce pass, pas même l’Horeca.

Mais dans les colonnes de Sudpresse, Alain Maron, le ministre bruxellois de la Santé est clair : "Il faut encore définir les modalités d’applications pour qui et pour combien de temps", mais le pass sera prêt pour le premier octobre dans 20 jours donc il va falloir aller vite constate la Libre.

En attendant, le gouvernement consulte les secteurs, pour savoir qui est favorable et comment cela est envisageable.

Et dans les colonnes de la Dernière Heure, le secteur de l’enseignement fait par de son inquiétude.

Ce pass va causer les inégalités entre élèves, les non-vaccinés risquent d’être exclus de certaines activités, alerte Eric Bruggman de l’ASBL Inforjeunes.

Et il n’est pas le seul, la Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel et le délégué général des droits de l’enfant partagent ses craintes.

Trop de lits réservés pour les patients covid

En attendant, la situation sanitaire nationale s’est un peu dégradée. Les admissions aux soins intensifs ont augmenté de 14% obligeant nos hôpitaux à passer en phase 1A.

Et ça ne plaît pas à certains établissements hospitaliers parce qu’ils doivent privilégier les soins covid aux soins traditionnels.

Comme l’explique le Morgen, en phase 1A, il est demandé aux hôpitaux de réserver un quart des lits de soins intensifs aux patients covid.

Sauf que pour l’instant, ces lits sont vides, ça n’a aucun sens déplore un docteur dans la Gazet Van Antwerpen.

Réserver un lit sur 4, c’est trop car à côté de ces potentiels cas covid, des patients traditionnels ont besoin d’interventions qui nécessitent un séjour en soins intensifs.

Avec cette mesure, les lits se font rares poursuit ce docteur, résultat : des soins traditionnels risquent d’être reportés encore une fois, des reports qui s’accumulent.

Un médecin est donc clair dans le Het Laatste Nieuws. Il faudra donc l’été 2022 pour rattraper tout ce retard.

Du coup le secteur se pose des questions relayées par le Morgen : pourquoi ne pas avoir transféré des patients ? Certains hôpitaux n’ont pas le moindre cas covid constate un médecin, autant transférer là-bas et remplir quelques lits.

Le personnel médical est agacé, frustré aussi par la nouvelle augmentation des cas, pas question de voir arriver une 4e vague.

Le personnel médical espère éviter ce scénario et voir à la place le taux de vaccination augmenter.

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