Revue de presse : le masque obligatoire à Bruxelles, pure mesure de communication ?

Un sujet est en une de nombreux journaux et c'est peu de le dire, suscite la controverse, : le port obligatoire du masque à Bruxelles.

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Bruxelles rend le masque obligatoire

Et oui Bruxelles avance masquée, c’est la Une du journal le Soir.

Le masque est imposé partout dans les 19 communes de la capitale.

Le quotidien rappelle que Bruxelles compte 54 cas quotidiens pour 100.000 habitants, seule Anvers fait pire. Le nombre de contamination y est aussi en hausse.

Voilà qui a convaincu les autorités de la capitale à franchir le pas.

Le Soir en profite dès lors pour nous guider pour nous rappeler les règles qui concernent le masque. Le masque est obligatoire en rue, mais il ne l’est pas à la table d’un café ou d’un restaurant. En forêt, là il est aussi obligatoire. Par contre si vous mangez en forêt, ça se complique… En théorie, vous pouvez retirer le masque à condition de garder la distance physique d’1m50 ou d’être avec des membres de votre bulle explique le quotidien.

Par contre si l’application de ces règles peut sembler complexe, c’est la même punition en cas de non-respect de ces obligations : 250 euros s’il vous plaît.

Éviter l’effet yoyo

Alors ce masque, il faudra le porter jusqu’à quand ?

Réponse du Soir et de la DH : "on ne sait pas".

Le masque sera obligatoire jusqu’à ce que les autorités bruxelloises décident de faire marche arrière, mais aucune date n’est avancée….

Et même si l’on repasse sous le seuil des 50 cas par jour pour 100.000 personnes, le masque pourrait rester obligatoire afin d’éviter l’effet yoyo.

C’est-à-dire, on impose, on supprime, on impose, on supprime etc.

 

 

Une mesure controversée

En attendant cette obligation ne fait pas que des heureux, c’est ce qu’on peut lire en une de l’Echo et de la Libre.

Le masque obligatoire à Bruxelles suscite déjà la controverse écrit le quotidien financier.

Et pour la Libre, ce port obligatoire est loin de faire l’unanimité.

Pour les experts, Yves Coppieters notamment, c’est surtout une mesure utile en termes de communication dit l’épidémiologiste dans la Libre.

Dans l’Echo, Yves Coppieters va même plus loin :

Le masque en extérieur, on ne sait pas si c’est utile.

En extérieur, c’est surtout la distance physique qui compte.

Autre expert, Jean-Luc Gala, il faut être plus pédagogue, moins répressif, selon le spécialiste des maladies infectieuses.

Il faut donc éduquer la population, pas la punir si elle ne porte pas un masque. D’autant que ce masque, s’il est imposé aujourd’hui, il ne faut pas oublier qu’au début de la crise, il a été remis en question, déconseillé même nous rappelle-t-il.

Du coup, on passe d’un extrême à l’autre et la population elle ne sait plus à quel saint se vouer.

Eduquer la population et responsabiliser les enfants

C’est justement ce que proposent des pédiatres, ils veulent profiter de la rentrée pour responsabiliser les enfants.

Pour ces pédiatres il faut que les élèves retournent en classe, c’est ce qu’annonce la DH ce matin.

Selon plusieurs pédiatres, les enfants doivent pouvoir se retrouver, renouer des contacts et se développer socialement.

Ils veulent donc une rentrée à 100% temps plein pour le bien des enfants.

Cette rentrée sera donc l’occasion d’éduquer les enfants aux mesures sanitaires, mais aussi de les rassurer, de dédramatiser les événements actuels.

Mais comment se déroulera cette rentrée ?

Faut-il imposer le port du masque en secondaire ?

Faut-il aller à l’école tous les jours ?

Que faire en cas de cas positif ?

Beaucoup de questions qui restent encore sans réponse…

Selon le Standaard, en Flandre comme en Wallonie, des plans sont prévus en fonction de l’évolution de l’épidémie.

Pour l’instant personne ne sait lequel de ces scénarios sera appliqué ce 1er septembre, mais une chose est claire, nombreux sont ceux qui plaident en faveur d’une rentrée en présentielle.

 

 

 

 

 

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