Revue de presse : le manque de doses commence à se faire sentir

La presse se penche ce matin sur le calendrier de vaccination en Belgique.

Un calendrier qui change presque tous les jours au gré des annonces faites par les différentes sociétés pharmaceutiques qui produisent des vaccins.

Et ces annonces vont dans tous les sens, un jour on évoque des retards, le lendemain des livraisons supplémentaires. Bref comme l’écrit le Soir, il y a de quoi perdre son latin.

La Libre fait donc le point sur les livraisons. Pfizer doit fournir 97.000 doses, pas assez pour couvrir les 139.000 vaccinations prévues.

Moderna de son côté va livrer moins que prévu.

Du coup, le manque de dose commence à se faire sentir.

En région bruxelloise, on ralentit le rythme explique le journal le Soir.

Le personnel soignant de première ligne non hospitalier est censé se faire vacciner. C’est le cas, mais seulement pour 700 personnes écrit le quotidien, des généralistes, infirmières à domicile et dentistes de plus de 50 ans.

Les autres devront un peu attendre.

En Wallonie on ralentit

Cette phase-là est reportée à la mi-février. La région se montre tout simplement prudente analyse le Soir.

Pourquoi ? Parce qu’il faut éviter d’aller trop vite. Manquer de vaccins, c’est risquer de ne pas pouvoir administrer les deux doses dans le délai imparti.

Du coup, la Wallonie ralentit comme l’écrit le Soir, elle tente de s’assurer qu’elle a assez de doses pour terminer la vaccination dans les maisons de repos. Aussi bien les résidents que le personnel soignant.

Assez de doses aussi pour poursuivre la campagne entamée dans les hôpitaux. Bref, la Belgique s’adapte comme elle peut pour tenir compte des résultats de livraisons.

La Libre, elle est très claire, ces retards risquent quand même d’obliger les autorités à puiser dans leurs réserves.

A aller chercher les quelques vaccins qu’elle a mis de côté pour justement parer à ces éventualités.

 

La Belgique va se doter d’une nouvelle loi sanitaire d’urgence

C’est ce qu’annoncent le Standaard et la Gazet Van Antwerpen, un projet de loi est dans les cartons. Un projet qui devrait donner à l’état un pouvoir considérable dans la lutte contre les pandémies écrit la Gazet.

Le Standaard en dévoile quelques lignes :

L’objectif de cette loi ? Faire face aux problèmes d’approvisionnement en médicaments ou en matériel.

Comment ? En interdisant ou limitant l’utilisation des produits en pénurie.

C’est le ministre de la santé qui pourra décider cela. Il pourra aussi réglementer ou contrôler les importations, exportations, productions et possession de ces produits ajoute le quotidien.

Mais ce n’est pas tout, selon la Gazet Van Antwerpen, le gouvernement pourra réquisitionner du personnel pour fabriquer des protections en urgence. Il pourra aussi obliger des entreprises à produire certaines protections pour constituer des stocks stratégiques.

Les deux quotidiens nous apprennent que ce texte vient d’être présenté aux membres du gouvernement fédéral, qu’il sera encore discuté et adapté. En attendant, il fait bondir la N-VA qui y voit une prise de pouvoir totale du gouvernement fédéral.

La stratégie de déconfinement du gouvernement en cours d’élaboration

Une stratégie de déconfinement n’existe pas pour le moment affirme la DH.

Aucun calendrier n’est réellement mis sur pied poursuit le quotidien qui cite des sources gouvernementales souhaitant rester anonymes.

Selon la porte-parole du ministre de la santé, il est prématuré de parler de réouverture. Les chiffres restent trop élevés et puis la situation s’est complexifiée avec l’arrivée des nouveaux variants détaille la DH.

Pas question de trop espérer donc.

Ce vendredi, seul l’avenir des coiffeurs et des métiers de contacts sera évoqué lors du comité de concertation.

Les restaurants et cafés devront attendre

Aucune perspective en vue pour l’HORECA et cette nouvelle ne fait pas l’affaire de certains commerçants bruxellois.

Leur clientèle dépend fortement du secteur HORECA, c’est ce qu’explique le journal le Soir. De manière générale, le commerce bruxellois trinque, mais les magasins du centre-ville sont plus touchés !

Deux raisons à cela selon le journal. Premièrement, il y a la fermeture des restaurants et cafés et deuxièmement, il y a le télétravail.

Les navetteurs ne viennent plus dans la capitale. Du coup ils achètent près de chez eux, le constat est donc clair, le centre-ville trinque.

Les quartiers résidentiels eux tirent leur épingle du jeu.

Réécouter la revue de presse de Matin Première !

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