Revue de presse : "Le lockdown d’Anvers se rapproche de plus en plus"

Ce matin, grosse pression dans la presse. Vos journaux tentent de deviner ce que le CNS va décider.

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Un CNS très attendu

Et pour jauger cette pression, voyez la Une du Morgen.

C’est notre dernière chance de stopper la seconde vague !

Chance assez réduite, déjà, puisque d’avis de virologue, il est déjà bien tard pour agir.

Marc Van Ranst, en Une du quotidien, à cette image presque poétique.

"Le bateau a déjà quitté le port."

Manière de dire qu’il faut se dépêcher si l’on veut grimper à bord…

Après un titre et une image pareille, chacun devra accepter les décisions du Conseil national de sécurité de ce matin sans trop discuter.

D’autant et ça, c’est Sudpresse qui croit le savoir, d’autant que le CNS veut frapper fort.

Il y a sur la table des ministres, explique le quotidien, il y a une première marche arrière dans le déconfinement.

Le CNS va serrer la vis titre l’Avenir. On l’aurait deviné !

Mais puisque le rebond épidémique se confirme sur tout le territoire. Ce conseil national avancé à ce matin doit, va prendre de nouvelles mesures.

C’est un "serrage" de vis pour éviter le pire, titre encore le Standaard.

Quelles mesures pour éviter la seconde vague ?

Côté des mesures, la presse en avance déjà quelques-unes, la bulle sociale réduite est notamment l’une des mesures mises en avant par la Libre.

Allez savoir pourquoi, c’est un plat de brochette qui illustre ce titre en Une du quotidien… Sans doute parce que la taille de nos bulles est conditionnée par le nombre d’invité à nos barbecues…

Quoi qu’il en soit, la taille de nos bulles sociales et les frontières sont au menu du CNS.

La bulle sera peut-être réduite à dix et les frontières en discussion.

 

Anvers épicentre belge de l’épidémie ?

L’une de ces frontières, surtout qui inquiète, c’est celle qu’il faudrait peut-être tracer autour d’Anvers.

Anvers préoccupe le fédéral, prié d’intervenir, dit le Soir.

La métropole semble concentrer à elle seule plus de la moitié des nouvelles infections en Belgique.

Et le Soir l’écrit… Côté francophone, on estime que ce Conseil National de sécurité est une tentative de décider, au niveau national, ce que Bart De Wever, bourgmestre d’Anvers n’ose pas imposer à sa ville.

Qu’il s’agisse ou non de la seconde vague, peu importe.

Qu’il s’agisse ou non de forcer la main du bourgmestre anversois, peu importe aussi, dit le Soir en substance. La dégradation de la situation sanitaire est suffisamment établie pour ne rien concéder au hasard.

La conclusion, sur ce thème revient finalement à la Gazet Van Antwerpen.

Le lockdown d’Anvers se rapproche de plus en plus, constate le quotidien en Une.

Pour la métropole, réduire la bulle de 15 à 10 ne suffira pas, écrit le quotidien en édito.

Suivant les experts, chaque Anversois devrait rester chez lui.

Le reste du pays devrait lui se réapproprier les gestes barrières.

L’enjeu est suffisamment important. Bien plus que de subir l’inconvénient d’un masque facial. C’est ce que le quotidien appelle un dilemme du diable…

 

 

Quelle est la tendance dans la presse chez nos voisins ?

Pas beaucoup plus riant.

En France, des mesures de contrôles renforcées sont annoncées aux frontières, dit le Monde. Principalement, dans les aéroports…

Le Premier ministre français déconseille d’ailleurs à ces ressortissants de se rendre en catalogne.

Au Pays Bas, l’attention est surtout focalisée sur les mesures nationales… Et leur effet, notamment, sur le marché de l’immobilier… Il y a semble-t-il beaucoup de résidences secondaires en vente en ce moment chez nos voisins, mais un édito mérite de retenir l’attention.

C’est celui ce matin du Volkskrant, qui s’étonne de la différence de comportement entre les populations.

L’éditorialiste revient d’un pays du sud de l’Europe. Masque obligatoire et distance sociale devenus la norme là-bas, explique-t-elle.

Tandis que là, au Pays Bas, chacun semble avoir oublié les règles. La semaine dernière, chez nos voisins, les taux d’infection ont presque doublé.

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