Revue de presse : la victoire de la démocratie

Un homme à la Une : Joe Biden, bien entendu. Un homme et une idée, souligné par vos journaux : la démocratie a gagné.

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"La démocratie a gagné"

 

La démocratie est précieuse, elle est fragile, mais la démocratie a gagné.

Cette courte citation de Joe Biden, cet extrait de son discours d’investiture fait la Une, ce matin.

La Une de la Libre, qui consacre 12 pages à l’investiture du 46ème président.

12 pages et un édito pour noter que les attentes et les besoins des Américains sont là, mais que les conditions aussi sont réunies pour assister à une grande présidence.

Même extrait de discours pour le Soir. La victoire de la démocratie et un commentaire du quotidien ceci n’est pas un mirage. C’est une stratégie de choc. Joe Biden est déjà passé aux actes.

Il a signé, hier, 17 décrets, 17 manières de mettre un terme aux errements de son prédécesseur : 

  • Stop à la construction du mur à la frontière mexicaine.
  • Port du masque obligatoire dans l’administration fédérale américaine.
  • Retour des Etats-Unis dans les accords de Paris, etc.

Les femmes ont volé la vedette à Biden

Ce qui est aussi largement commenté dans la presse, ce sont les femmes qui entourent Biden.

Biden a prêté serment, oui, mais les femmes lui ont volé la vedette, dit le Laatste Nieuws.

Sa propre femme, Jill Biden. Lady Gaga, un peu, pour le show et puis cette poétesse de 22 ans, Amanda Gorman.

Mais c’est surtout, sa vice-présidente,

Kamala Harris qui a droit ce matin aux honneurs,

la première vice-présidente des Etats-Unis.

A noter, d’ailleurs, que pour la Libre, c’est sans doute cela le moment historique d’hier. La prestation de serment d’une femme à ce poste. Elle devrait jouer un rôle plus important que la plupart de ses prédécesseurs et ça, ça nourrit l’enthousiasme.

Une autre femme est aussi au cœur du moteur : Janet Yellen.

Ex-présidente de la Banque centrale américaine : actuel secrétaire au trésor, ministre des finances si vous préférez.

Janet Yellen, l’Echo le souligne l’a martelé. Pour contrer la crise qui touche les Etats Unis, il faudra voir grand. Il faudra frapper fort. L’American Rescue Plan a cet objectif et cette envergure : 1900 milliards de dollars devraient être mis sur la table pour tenter de relancer l’économie américaine.

Le retour d’un allié

Ce qui est souligné aussi par la presse, ce matin, c’est qu’avec Biden a la présidence, c’est le retour d’un allié. La Une du Standaard la détaille comme une alliance à plusieurs niveaux.

Premier niveau, le niveau national :

Il faut que les Etats-Unis retrouvent leur unité.

Second niveau, celui-là nous concerne plus directement : en adressant un message d’apaisement au reste du monde, Biden a signifié qu’il entendait rétablir les alliances et pas seulement les rétablir, mais aussi progresser.

En clair, le président américain envisage d’aller plus loin que ce qui s’est fait pendant les années Obama.

Le rêve de Biden, conclut le Tijd, c’est que les Etats Unis redeviennent un exemple éclatant pour le reste du monde.

L’Amérique affectionne ce genre de nouveau départ, note le Figaro. De renaissance en grande pompe, ici, la promesse, les promesses sont nombreuses, mais la première d’entre-elle, celle que retient le quotidien français, c’est cet engagement à remettre le monde à l’endroit.

L’Europe a intérêt à se rendre utile

Fini de choyer les autoritaires et de railler les démocraties. L’Europe peut se réjouir de retrouver un ami ! Attention, à ne pas tout mélanger tout de même. La fermeté envers la Chine, l’Ambassade américaine à Jérusalem.

Le retrait des troupes de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, Biden ne fera probablement pas marche arrière sur ces décisions.

Joe Biden est un internationaliste libéral, vieille école et cela s’accompagne chez lui d’une bonne dose de réalisme.

En somme, si elle veut vraiment compter un ami à Washington, l’Europe a intérêt à se rendre utile. L’Amérique aujourd’hui, attend du vieux continent qu’il l’aide autant que les Etats Unis peuvent nous aider. Hier, la presse salue le départ de son prédécesseur en lui lançant :

Goodbye

Ce matin, les mots qui accompagnent Biden s’imposent vu l’ampleur des défis :

Good Luck.

 

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