Revue de presse : la Superligue, un projet ouvertement cupide  ?

La presse se déchaîne ce matin sur ce projet de créer une Superligue, un championnat de football des douze clubs parmi les plus puissants.

L’hypocrisie à son maximum

 

"Les douze traîtres", titre en une de la DH, "La Superligue n’a qu’un seul objectif : faire du fric".

Ces douze, ce sont des judas ou des visionnaires, selon le point de vue, dit l’Avenir.

Mais le quotidien, comme toute la presse d’ailleurs ce matin, est en phase avec la DH quand il s’agit d’affirmer que "le but est d’amasser plus d’argent, sous le couvert de réunir les meilleurs clubs. C’est le football à deux vitesses poussé à l’extrême, basé sur le modèle des sports américains."

"L’idée renvoie à cette phrase, de Louis de Funès, dans La Folie des grandeurs : " Les pauvres, c’est fait pour être très pauvres, et les riches, très riches. " "

Le projet est critiqué de toute part, dit l’Echo. Depuis le supporter de base, en passant par les experts et consultants, mais aussi les fédérations, comme la FIFA ou l’UEFA. Mais "C’est le bal des hypocrites !" s’insurge le quotidien.

"Ces dernières années, la FIFA et l’UEFA n’ont cessé de multiplier et d’allonger les compétitions pour faire rentrer davantage d’argent dans les caisses. Les différentes réformes de la prestigieuse Ligue des Champions, celle qui risque le plus de souffrir de la future Super League, a accentué le fossé entre grands et petits clubs."

 

 

Quel est le but du foot professionnel ?

 

"Hypocrisie", un mot qu’on retrouve beaucoup dans les éditos ce matin, comme dans celui du Morgen. La vague d’indignation est énorme.

Mais elle l’était nettement moins quand "la FIFA a attribué l’organisation de la prochaine coupe du monde à l’Etat voyou du Qatar, au terme d’une procédure totalement corrompue. Le quotidien rappelle que des milliers de travailleurs migrants asiatiques ont déjà perdu la vie en construisant des infrastructures de football dans cet État désertique. Mais les joueurs des pays participants n’ont pas fait plus qu’enfiler un T-shirt au message insipide."

De Standaard renchérit : oui le but dans le foot, c’est l’argent. Sinon comment expliquer qu’on organise une coupe du monde au Qatar ? "il est pratiquement certain que le monde du football est en passe d’adopter un modèle commercial fondé sur les principes américains."

"Si quelque chose a soudainement accéléré l’évolution, c’est bien la pandémie qui a durement frappé les revenus des grands clubs. Leurs plans pour prendre une plus grande part du gâteau sont maintenant une question de vie ou de mort. De nombreux clubs de premier plan, avec leurs coûteuses célébrités, sont au bord de l’effondrement."

La Libre conclut : "cela fait longtemps que le sport professionnel est devenu un spectacle et une industrie à part entière. Mais en affichant ainsi un dédain, un cynisme et un appétit financier insatiable, douze géants du foot européen ont commencé à briser la part de rêve et de passion qui survit dans la tête des amateurs du ballon rond."

La pandémie creuse le fossé des inégalités

 

En une du Soir on veut rappeler que les femmes souffrent davantage de la crise sanitaire. Un rapport montre que la pandémie creuse les inégalités de genre.

Et le quotidien estime que "dans les plans d’aide, de relance, de résilience, le facteur " femmes " doit être plus que jamais pris en considération et le " handicap " de genre – car à l’évidence c’en est plus que jamais un – corrigé et réparé."

Sudpresse évoque aussi dans son édito, les violences faites aux femmes durant le confinement, et notamment le meurtre de cette jeune femme à Rochefort, poignardée par son compagnon.

 

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