Revue de presse : la progression des talibans en Afghanistan, fulgurante et inquiétante

Dans la presse, c’est la progression des talibans en Afghanistan qui revient le plus souvent.

De 20% à 57 du pays contrôlé par les talibans en Afghanistan

Les talibans continuent de gagner du terrain, c’est le constat du Morgen.

Les villes tombent les unes après les autres, abandonnées à leur sort poursuit le Soir.

7 capitales provinciales sur 36 sont désormais sous leur giron et le Morgen annonce qu’une 8e est tombée hier.

Libération confirme et ajoute que si Mazar-I-Sharif, la plus grande ville du nord tombe, alors le gouvernement n’aura plus aucun contrôle sur une région pourtant férocement opposée aux talibans.

Le nord est donc presque totalement occupé. A l’échelle nationale, les insurgés contrôleraient désormais 57% du territoire afghan.

57%, alors qu’ils n’étaient qu’à 20 en avril dernier, moment où Joe Biden a annoncé le retrait des troupes américaines.

 

 

Kaboul redoute l’arrivée des insurgés

Les talibans avancent donc à un rythme effréné. 

Une progression éclair qui étonne dit le Standaard.

Les distances entre les villes sont importantes, plusieurs centaines de kilomètres et pourtant, les talibans les survolent.

Voilà qui fait peur dans les quartiers de la capitale afghane analyse le Monde.

Là-bas on redoute l’arrivée des insurgés.

"Si les talibans arrivent à Kaboul, ils vont tout brûler" dit une jeune afghane de 26 ans. Une crainte liée aux meurtres commis par les troupes armées.

Selon l’ONU, 183 civils ont été tués en un mois et ce décompte ne concerne que 4 villes précise le Soir.

Les talibans à la recherche d’une reconnaissance internationale

Des talibans qui gagnent du terrain et qui ont aussi pris des contacts diplomatiques avec de grandes puissances.

C’est ce que dit le journal le Soir : "les talibans ont discuté avec les Russes, les Chinois et l’Iran".

Et ce, avant même d’entamer cette reconquête du pays. Selon Christian Olsson, professeur de science politique à l’ULB, les talibans cherchent une reconnaissance internationale.

En Russie par exemple, ils sont vus comme des terroristes, mais ils sont aussi considérés comme les potentiels futurs leaders du pays.

Pour Moscou, il est essentiel de maintenir de bonnes relations. Et pour cause, avec le départ américain, il y a un vide à combler et la Russie compte bien s’y engouffrer pour étendre son influence dans la région.

Une influence qui intéresse aussi l’Iran, pays frontalier de l’Afghanistan.

Ce changement de pouvoir, c’est une opportunité. L’occasion d’accroître le pouvoir iranien dans la région et donc de marquer des points contre les Etats-Unis analyse le Soir.

Et puis pour la Chine, cette négociation vise surtout à établir une politique de bon voisinage. Les deux pays partagent une frontière de 76 km.

Si ces négociations-là, ont abouti à des pourparlersCe n’est pas le cas des négociations de paix entre talibans et pouvoir afghans, les discussions sont au point mort constate l’Echo.

Au revoir Barça, bonjour Paris pour Messi

Et puis un visage s’affiche sur tous les journaux, celui du Messie ou de Messi plutôt.

Mais c’est clair que l’Argentin est vu comme un Dieu à Paris.

Accueil triomphal écrit le Soir, le sextuple ballon d’or va tenter d’offrir au club la ligue des champions qu’il attentait tant.

Le Barça est déjà oublié écrit le Nieuwsblad qui nous propose la photo de Messi avec son t-shirt ici c’est Paris. Et l’Avenir de conclure, Messi, c’est Paris.

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK