Revue de presse : la lumière au bout du tunnel

Dans vos journaux, pas d'annonce évidemment, sur l'AIP. L'annonce de l'accord est tombé à 5h ce matin, mais, ca sent les bonnes nouvelles dans la presse.

Un air de liberté retrouvée

A Bruxelles et parfois ailleurs, on tombera le masque demain dit Sudpresse.

Parce que vos journaux font le point sur les démarches à suivre pour les vacances et les vacances quand ça s’approche, c’est agréable. Parce que l’Avenir annonce plus d’embauche que de licenciement pour l’été.

Parce que les Diables sont enfin au complet avec un titre truculent de la Dernière Heure, "Zorro De Bruyn est arrivé".

Parce que tout cela, une chose est à constater, la presse, ce matin, a un côté "sortie du tunnel".

Vous savez, les yeux qui clignotent à cause de la lumière; la vue qui doit se réhabituer à la clarté, enfin de l’air. Enfin de l’info qui n’est pas obnubilée par les 3V, virus, vaccins variant. Voilà, dit l’Avenir, avec les masques qui tombent, voilà un soulagement de plus, un air de liberté retrouvée.

Goûtons aux joies futures de la levée progressive des restrictions, mais gardons la mesure, écrit la Dernière Heure.

Les lockdowns et les confinements ont marqué nos vies, longuement changé notre quotidien.

Mais ils ont surtout été nécessaires conclut le quotidien pour préserver la vie de nombreux citoyens.

 

Demi-tour sur le voile pour le PS

Un dossier qui rebondit encore ce matin, c'est la prise de position du PS dans le débat sur le port du voile. Position sans trancher, dit la presse, c'est le titre de la Libre.

Le PS prend position sans trancher. Pour le Morgen, c'est plutôt un demi-tour.

Les socialistes francophones prônent un double critère, résume le Soir. Pour la fonction publique, le voile, c'est non pour les fonctions d'autorités et celle en contact avec le public.

Au moins, note le Soir, après avoir longuement botté en touche, les partis se prononcent et c'est déjà cela.

On peut même, optimisme oblige, se dire que les positions exprimées ont l'avantage de ne pas refermer totalement le débat sur la neutralité. Et c'est tant mieux, si (et seulement si) le débat continue d'être mené jusqu'à son terme, dit le Soir.

Comprenez que le but n'est pas l'esquive. Les partis ont ici une mission à remplir. Clarifier la position de la Belgique une bonne fois pour toute.

 

Quand la polémique vestimentaire se porte haut

On continue sur le catwalk de l’actu avec un autre débat. Surtout en Flandre sur le code vestimentaire à l’école.

TopJe-protest, littéralement la protestation des tops ou la manif du décolleté.

Topje-protest qui à en croire nos confrères gagnent de plus en plus d’écoles secondaires en Flandre.

Vendredi à Maline et Zwijnaarde, hier à Borgloon, Lumen et Melle, la contestation vise le code vestimentaire des écoles.

L’étincelle, c’est une jeune fille 14 ans, qui a soulevé la semaine dernière, la question de la discrimination des règles vestimentaires entre garçon et fille dans son école de Rotselaer.

Depuis, les ados qui contestent utilisent leurs décolletés, leurs dos nus ou leurs jambes pour arborer des slogans du genre: "Ceci est-il trop provocant pour vous?".

Message général : le corps n’est pas un support du sexisme.

Réponse très pragmatique ce matin, dans le Morgen, du directeur adjoint de l’institut Saint-Louis à Namur. Un code vestimentaire à l’école, c’est une ligne tracée entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. En dessous du nombril ? Ou au-dessus du genou ?

Forcément la ligne n’est pas la même pour tous. Mais quand on les entend, ces jeunes parlent de libre choix, de développement personnel et de sens des responsabilités, forcément, ça renvoie les directions d’écoles du côté de la ringardise et du manque de respect.

N’oublions pas, répond le directeur qui défend ici le code vestimentaire, n’oublions pas pour ce qui est de la liberté, que la longueur des jupes, la forme des t-shirts et la couleur des cheveux est essentiellement une affaire de mode. Une question de pression sociale.

Visiblement, cet été, la polémique vestimentaire se porte haut.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK