Revue de presse : La loi sur l’IVG victime des marchandages politiques

La presse revient sur le report du vote de la loi sur l’avortement. Une presse que l’on sent passablement énervée…

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De qui se moque-t-on ?

Les journaux font part de leur agacement ce matin.

De qui se moque-t-on demande l’Echo ?

Le quotidien espérait que le parlement puisse se prononcer. Lui qui enchaîne les demandes d’expertises, de contres expertises, qui enchaîne les débats. Sans oublier les nombreuses cartes blanches qui paraissent un peu partout.

Mais non, dit le quotidien, voilà qu’une nouvelle fois le monde politique se fait la caisse de résonance d’une cacophonie sans nom.

Un avis partagé par Sud Presse, c’est vrai que l’éventuelle prolongation du délai pour pratiquer l’IVG est une question cruciale. La réflexion ne doit pas être bâclée analyse le quotidien, mais là pour Sud Presse c’est trop !

On a largement passé le délai raisonnable.

Comme le rappelle le Soir, voilà 4 ans que ce dossier est sur les pupitres des parlementaires. Ça traîne donc et ça, ça énerve passablement l’Echo.

Encore une fois, une minorité torpille le texte écrit le journal.

Un petit tour de passe-passe légal pour envoyer la proposition de loi devant le conseil d’État pour la 3e fois de suite.

Pour l’Écho, cet acharnement est inédit dans notre pays.

Un petit jeu politique qui énerve la presse

Une minorité bloque la majorité. Comme le rappelle la Libre, pour renvoyer le texte devant le conseil d’État et donc reporter le vote, il fallait 50 voix. Il y en a eu 55, et ça, ça ne plaît pas au journal le Soir.

Le quotidien n’est pas surpris que le Vlaams Belang se prête à ce type de manœuvre.

Mais que d’autres lui embraient le pas ; c’est ignominieux écrit le quotidien.

Que le cdH, le CD&V et la N-VA utilisent des astuces et abusent des institutions pour torpiller un texte, ça, ce n’est pas normal. Un jeu politique qui ressemble à une comédie médiocre.

Voilà comment le Morgen résume la situation. Pour le Standaard, c’est un spectacle désobligeant, triste.

Ce blocage rend le travail parlementaire impossible.

Et comme l’ajoute le Soir, voilà qui fragilise la démocratie.

Un avis partagé par la Libre, si une majorité d’élus se prononce en faveur de ce texte, il devra être approuvé écrit le quotidien.

Une loi utilisée comme nouveau cheval de bataille

Cette loi sur l’avortement s’est invitée dans les négociations en vue de former un gouvernement fédéral et le CD&V en a fait son cheval de bataille.

Il demande au MR de se ranger de leur côté. S’opposer à cette proposition de loi. Et si le MR refuse ? Alors le CD&V quitte les négociations.

Pour le Soir, cette attitude du CD&V est pitoyable. Le quotidien est passablement agacé par l’attitude de Joachim Coens le président du CD&V. Ça promet poursuit le Soir. Si un gouvernement voit le jour, est-ce qu’il fonctionnera grâce à la menace, la colère et le marchandage ?

L’Echo aussi n’en revient pas. Quel opportunisme de la part du CD&V.

Mais le Morgen n’est pas d’accord. Pour le quotidien flamand, le responsable, c’est le MR Georges-Louis Bouchez. Celui-là même qui a dit à ses troupes de voter en âme et conscience sans forcément suivre l’avis du CD&V. Pour le Morgen, Bouchez a rompu la confiance. Il devait savoir qu’une telle attitude allait crisper ses potentiels partenaires fédéraux.

L’avortement passe pour un objet de marchandage politique

Quoi qu’il en soit, les journaux sont d’accord, cette crise autour de l’avortement banalise les enjeux de cette loi !

Pour la Libre, l’avortement passe pour un objet de marchandage. C’est un vulgaire droit d’entrée dans le gouvernement fédéral.

C’est aussi ce que dit le journal le Soir. Si je te laisse l’impôt sur la fortune, tu me bloques la loi sur l’avortement ?

Tout cela laisse un goût amer en bouche dit l’Echo. C’est un danger pour la démocratie ajoute l’Echo.

Ce petit jeu politique fait souffrir encore un peu plus la Belgique estime la Libre. Et cela tombe au pire moment, en pleine sortie de crise. Quand les citoyens attendent des actions concrètes d’un gouvernement qu’ils espèrent voir se former depuis 400 jours. Gouvernement qui semble s’éloigner encore un peu plus.

 

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