Revue de presse : La deuxième vague tue le moral des Belges

Ce matin dans la presse, les journaux s'intéressent beaucoup à la santé mentale des Belges.

 

La deuxième vague pèse encore plus lourd sur la santé mentale des Belges que la première

C'est la une du Standaard.

Le quotidien flamand souligne que le bien-être de la population est tombé à un niveau très bas. Et ce sont les étudiants, et les gens qui travaillent dans l'horeca qui auraient le plus de mal. Pour les plus âgés, et surtout pour les pensionnés, il semblerait que l'impact de cette deuxième vague soit plus limité.

C'est une étude de l'université d'Anvers qui le montre. 20 mille personnes ont répondu à un questionnaire.

On voit que si les courbes des hospitalisations, des contaminations sont en baisse, dans le même temps, la courbe de la santé mentale, elle, va dans la mauvaise direction.

Un sociologue explique que pendant la première vague, tout était fermé. On avait l'impression d'être tous dans le même bateau. Mais aujourd'hui, on ne voit plus la même vague de solidarité qui avait prévalu au printemps. C'est plus chacun pour soi.

 

Des jeunes plus touchés par la déprime : pourquoi ?

Parce qu’ils ont besoin de vie sociale.

Privés de club de sport, de cours en présentiel, privés de ces liens sociaux fondamentaux dans leur vie. S’ajoute à ça le fait que beaucoup ont perdu leur job d’étudiant.

Des soucis financiers qui frappent de plein fouet l’autre catégorie la plus touchée : les travailleurs de l’horeca. Ceux-là redoutent de tout perdre. Ils craignent aussi que le confinement se prolonge et ruine la période de fin d’année.

Auprès des plus âgés en revanche, on note moins d’impact sur la santé mentale. D’abord, les chercheurs soulignent qu’il y a moins d’incertitude sur le plan financier. Ils soutiennent d’autant plus les mesures qu’ils sont les plus vulnérables, et sont convaincus de leur utilité. Et puis, l’impact sur leur quotidien est moindre, puisqu’ils sortent moins.

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Une jeune liégeoise de 24 ans a mis fin à ses jours

Elle venait d’ouvrir son salon de coiffure, avant le premier confinement. Elle n’a pas résisté à la pression. Son visage est en une des journaux du groupe Sud Presse et de la Dernière Heure. La DH qui rappelle le calvaire des indépendants en cette période, et qui rappelle aussi à ses lecteurs qu’ils peuvent faire quelque chose pour les soutenir. L’éditorialiste appelle à acheter dans les commerces encore ouverts, à commander à distance pour les autres, à dispenser parfois une simple parole d’encouragement.

Et justement, pour éviter que certains ne sombrent, il y a cette initiative en Flandre, dont parle Het Nieuwsblad "Fred en Frida", c’est le nom de l’action, veut sortir les gens de leur isolement.

L’idée c’est de trouver 20.000 volontaires, qui voudraient bien être des sortes de compagnons pour des personnes seules. Comment ? En passant un petit coup de fil, ou en partageant un café, par exemple.

C’est une initiative qui vient du politique mais qui s’appuie aussi sur des associations de terrain. Elle part d’un constat : dans les maisons de repos, une personne sur 4 ne reçoit jamais de visite. Mais la solitude ne concerne pas que les personnes âgées.

Le quotidien appelle les Flamands qui le souhaitent à s’inscrire pour faire partie des 20.000 volontaires recherchés.

L'Europe prise en otage par la Pologne et la Hongrie

Les deux états bloquent le plan de relance européen, ce plan colossal qui doit venir en aide au pays les plus touchés par la crise. Varsovie et Budapest refusent que ces aides soient conditionnées au respect de l’Etat de droit. Il faut dire, rappelle L’Echo, que les deux pays "sont dans le collimateur de l’Union depuis plusieurs années pour des violations manifestes des valeurs européennes, comme l’indépendance de la justice ou la liberté de la presse".

Leur veto aujourd’hui bloque l’entièreté du budget de l’union et son plan de relance.

Un budget essentiel à l’avenir de plus de 400 millions de citoyens. "Le paradoxe, c’est que la Hongrie et la Pologne sont les premiers États membres à bénéficier des aides de l’UE, grâce auxquelles ils ont pu développer des économies compétitives. Peut-être devraient-ils se souvenir que l’on ne peut avoir l’Europe, l’argent de l’Europe… Et renier ses valeurs"

Le Soir ne dit pas autre chose : 

Ces deux pays veulent le beurre européen – son argent –, et l’argent du beurre – sans condition.

Pour l’éditorialiste du Soir, ces Etats ne devraient tout simplement plus faire partie de l’Union européenne. Ils devraient, comme le royaume uni, "

Couper les liens avec un projet européen dont ils revendiquent en fait ne pas partager les valeurs.

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