Revue de presse : la culture, "le gros morceau" du CODECO

Dans la presse, le comité de concertation du jour inspire les éditorialistes.

21h ou 23h ?

Le comité de concertation qui doit décider comment les terrasses pourront rouvrir le 8 mai, avec 4 ou 6 personnes maximum à table ? Jusque 21h30 ? 23h ? Un nouveau clash en perspective dit Het Nieuwsblad.

Parce que s’il semble acquis que les terrasses vont bien rouvrir, il y a un autre secteur, encore plus complexe, dont on va discuter aujourd’hui : la culture.

Et ce sera le gros morceau dit Het Laatste Nieuws. Avec un gouvernement fédéral sous pression des entités fédérées, qui demandent des perspectives pour un plan de déconfinement de la culture.

Le ministre flamand de la culture, Jan Jambon, et côté francophone, la ministre Bénédicte Linard, ont dit qu’ils soutenaient le plan proposé par le secteur. L’idée : organiser des événements, dès le 8 mai, avec 100 personnes à l’intérieur, 200 à l’extérieur. Puis dès juin, ce serait 400 à l’intérieur, et 800 dehors. Pour arriver dès juillet à l’organisation de festivals rassemblant jusqu’à 5.000 personnes.

De Morgen s’étonne : ces deux ministres ont-ils oublié le précédent comité de concertation ? Ils y avaient pourtant pris une toute autre décision : celle de n’autoriser au 8 mai que des activités extérieures à 50 spectateurs maximum.

Alors comment expliquer que les deux ministres de la culture soutiennent maintenant une proposition qui prévoit 4 fois plus ? Et cela alors que les chiffres ne sont pas bons. Le quotidien rappelle que dans cette pandémie, il est difficile de prévoir où on en sera dans 2 semaines, et qu’il faut arrêter de commettre la même erreur, celle d’annoncer des dates incertaines et de susciter finalement la déception.

Déconfiner la culture, " On commencera à en discuter quand il y aura moins de 500 patients en soins intensifs ! ", ce sont les propos d’Erika Vlieghe, la présidente du GEMS, le groupe d’experts, repris dans Het Laatste Nieuws. De quoi calmer les ardeurs des plus pressés.

La Flandre et la Wallonie deux visions qui s’opposent face à la pandémie ?

Le fédéral face aux entités fédérées, mais aussi les Flamands face aux francophones, plusieurs quotidiens voient en tout cas une dimension communautaire à ces débats.

On voit clairement que la pression pour des assouplissements vient surtout de Wallonie dit Het Nieuwsblad. Pourtant les chiffres n’y sont pas meilleurs. Ils y sont même déplorables selon les mots de l’éditorialiste, pour qui demander plus de liberté reviendrait à jouer à la roulette russe.

Sudpresse aussi constate que "La révolte souffle surtout en Wallonie et à Bruxelles". Wallons et Bruxellois auraient plus de mal avec les restrictions. Peut-être à cause d’un tempérament plus latin, ou à cause des aides moins généreuses ou parce que la classe politique francophone donne l’impression de subir les décisions venues du Nord.

Et puis, il y a ceux qui en ont marre qu’on se plaigne, comme Het Laatste Nieuws qui aimerait aussi qu’on se penche un peu plus sur les solutions. Qu’on cesse de se lamenter sur les fermetures, les aides insuffisantes, les décisions politiques. Puisque ce virus risque de nous accompagner encore un certain temps, utilisons notre énergie pour trouver des idées, des solutions créatives. Comment rendre les lieux publics plus sûrs ? Innovons pour trouver des méthodes afin d’aérer, de ventiler, et de purifier l’air. C’est ça qui devrait être le premier sujet de discussion au comité de concertation. Il faut préparer l’avenir, parce que personne ne sait si ni quand on atteindra 70% de la population adulte vaccinée. Et personne ne peut prédire si certains variants résistants ne provoqueront pas une nouvelle épidémie en septembre – après des vacances d’été pendant lesquelles les gens vont beaucoup circuler. En misant sur des techniques comme la ventilation, les décideurs politiques feraient preuve de prévoyance.

Le sommet de Joe Biden pour le climat souffle l’espoir

Dans la presse, on ne parle pas que du comité de concertation, deux éditos se veulent optimistes, sur le climat cette fois.

De Tijd et l’Echo reviennent sur le sommet climat qui a démarré hier, à l’invitation de Joe Biden.

"Plusieurs dirigeants ont utilisé l’élan imprimé par le nouveau président américain pour annoncer un rehaussement de leurs objectifs de réduction d’émissions" se réjouit L’Echo.

Même si ces nouvelles cibles ne permettront pas d’atteindre l’ambition de l’accord de Paris, qui visait à limiter l’élévation de la température à 1,5°C. Même si ce pari-là est loin d’être gagné, la mécanique est relancée et commence à faire ses preuves.

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