Revue de presse : la crise de trop ?

Revue de presse : la crise de trop ?
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Revue de presse : la crise de trop ? - © Jason Leung sur Unsplash

Ce matin, un cri de la presse : ça suffit !

Trop plein

C’est la crise de trop. Car il n’y a qu’un sujet à la une, c’est cette fameuse crise politique presqu’aussi interminable qu’un Coronavirus.

"La crise de Trop", c'est la Une du Soir. Pour le contexte, le quotidien explique : le Roi Philippe a refusé hier la démission des préformateurs et leur donne 2 jours.

Mais surtout, ce qui pèse ce matin ce sont les éditos. "C’est insupportable" écrit le Soir.

La Belgique vient de passer le cap des 100.000 contaminations. Une entreprise sur 5 risque la faillite. Des milliers de citoyens sont ballotés d'une mesure sanitaire à l'autre et  pendant ce temps-là, les partis s'écharpent à qui-mieux-mieux !

Pour la Libre, c’est "La honte". Jamais, la situation n'a été aussi ubuesque. Jamais aussi Dantesque ! L'heure est grave. Et s'il n'est pas trop tard, il est grand temps.

Du temps justement, c'est ce que la décision du Roi a offert au négociateur : 48 heures pour sauver Vivaldi, titre l'Echo.

Mais là, l’édito s’interroge : se rendent-ils compte ces élus ?

484 jours que nous avons voté !

On attend d’eux de la retenue. Du sérieux. Du travail.

Du travail acharné, bref des solutions.

"Se rendent-ils compte ?" se demande l'Echo qui répond : si oui, ils se rendent compte, leur posture est indécente. Si non, ils ne se rendent pas compte, être déconnecté de la réalité à ce point c’est hallucinant.

Et de conclure : "Le spectacle offert par la rue de la Loi provoque un dégout profond chez une part croissante de la population. Attention, ce sont les populistes et les démagogues qui en profiteront".

 

Pas plus tendre du côté de la presse flamande

Encore un tour de manège pour ce honteux feuilleton politique belge, dit le Standaard.

Mais le journal va plus loin : il a le souffle coupé, dit-il, en constatant le dédain avec lequel l'intérêt public est négligé.

Pourquoi, en Belgique, la politique est-elle à ce point en échec ? Pourquoi ne parvient-elle pas à gérer les choses ?

Le quotidien a cherché mais n’a pas trouvé de réponse.

Le Standaard est même prêt à abandonner toutes exigences.

Cette fois, peu importe la couleur politique du Premier Ministre.

Peu importe le poids des groupes politiques.

Peu importe de savoir comment les décisions seront de gauche ou de droite.

Pour Le Morgen, c'est un cap. Un de ces moments où la démocratie doit utiliser son bouton "urgence". Et ce bouton, dit Le Morgen, ce sont les élections.

Pourquoi aller voter maintenant ? Parce que face à la crise la plus importante depuis la fin de la seconde guerre mondiale, c’est un gouvernement résiduel qui tient les rênes.

Parce que depuis près de 2 ans, la situation est bloquée.

Parce que - surtout et enfin - ce n'est que grâce au Roi et à son intervention de dernière minute que le niveau fédéral tient debout.

La démocratie doit reprendre ses droits. Les électeurs aussi.

 

 

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